Le Bar de Gandi

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Stay tuned !

Ecouter RMC en Arménie ou Nostalgie dans les Îles Micronésiennes, ça a peu de sens. Pourtant, ce sont les extensions respectives de ces deux pays qui sont utilisées par les radios souhaitant une présence sur Internet. L'Arménie, avec son .AM et la Fédération des États de Micronésie en .FM sont donc les dignes représentants des radios web qui poussent partout sur la toile.




Le .fr continue son évolution

Sur ces presque dix dernières années, Gandi et l'Afnic étaient sensés avoir un parcours commun : démocratiser l'accès et la présence sur internet en France.

Mais, malheureusement, jusqu'à l'ouverture aux particuliers, ça n'a pas été vraiment le cas. C'est seulement fin 2005 que nous avons senti un changement au sein de l'Afnic avec de nouvelles équipes et surtout la mise en place de groupes de travail incluant les bureaux d'enregistrement. Pour ne rien vous cacher, au tout début, les discussions ont été assez rudes et les visages se fermaient un peu quand les équipes Afnic nous voyaient arriver aux réunions. Mais petit à petit, nous avons appris à nous connaître et le dialogue s'est mis en place. La volonté commune d'œuvrer pour un renouveau du .fr cimentant nos relations, et je pense qu'ils ont vu que nous étions là pour les aider. Il faut dire que nous préférons le travail de fonds, de l'ombre, à la lumière et au lobbying...

Le 30 mars, l'Afnic passe un nouveau cap avec l'automatisation quasi complète de sa chaîne d'enregistrement sur un modèle de communication standard EPP. On pourrait penser que ça ne changera pas grand chose pour le client final, mais cette migration de plateforme s'accompagne de nombreuses simplifications et réserve encore beaucoup de possibilités pour l'avenir. Ce qui change le 30 mars :
  • les transferts vont être accélérés (22j maximum) et simplifiés avec l'ajout d'un code d'autorisation qu'il suffira de demander chez son prestataire actuel pour valider le transfert,
  • création de domaine et "zonecheck" pour valider la zone seront dissociés. Concrètement, vous pourrez maintenant acheter un .FR sans avoir à l'installer sur un serveur DNS préalablement
  • la cohérence de la zone ne bloquera plus les procédures de transferts, de changement de propriétaire....elle ne sera effectuée que lors du changement de DNS
  • la période de rédemption après expiration du domaine passe de 8 à 30j.
  • la vérification d'identité ne se fera qu'une fois par an pour les sociétés alors qu'elle était effectuée sur chaque enregistrement, ce qui simplifiera la gestion administrative du domaine
  • l'ensemble des formulaires d'identifications sont rassemblés dans un seul et même document qu'on pourra maintenant envoyer par fax ou par email en pièce jointe.

Maintenant, avec presque 1,4M de noms de domaine en .FR, l'extension reste tout de même à nos yeux qu'une demi-réussite, ne se plaçant qu'au 6ème rang en Europe, loin derrière les .DE, UK et NL alors que la France compte 3 fois plus d'internautes qu'aux Pays-Bas et quasiment autant d'en Allemagne et au Royaume-Uni. Cela traduit le fait que nos compatriotes restent encore pour la plupart des "internautes débutants", de simples "navigateurs" et qu'il nous reste encore beaucoup de travail pour leur permettre de passer à l'étape de l'appropriation d'Internet.

Nous y œuvrons mais maintenant que l'EPP est presque en place, l'Afnic va nous y aider, et c'est une excellente nouvelle. Si l'objectif est de développer cette extension tout en la gardant la plus qualitative possible (cf .net) nous avons déjà quelques pistes d'améliorations à leur proposer pour atteindre 2, 3 ou 5 millions de .FR rapidement :
  • Une des premières pistes serait d'ouvrir encore plus les enregistrements. Aujourd'hui, un français qui habite à l'étranger par exemple ne peut pas avoir son .FR, il doit justifier d'une adresse en France. Une société européenne ne peut déposer son .FR sans avoir une domiciliation en France ou déposer une marque ce qui est souvent trop contraignant, un simple contact administratif en France comme pour le .DE ou mieux une ouverture totale comme le .ES ou le .UK permettrait de stimuler le marché. Le .net est une extension qui devrait inspirer davantage nombre de registres : simple d'accès, contrôles à postériori, moyens de recours maintenant bien au point, etc ...
  • Une seconde piste serait de permettre d'enregistrer son domaine en .FR pour plusieurs années afin d'augmenter l'effet de personnalisation. Aujourd'hui, j'utilise personnellement un .COM pour mon mail et ma présence sur internet, c'est un peu étrange, mais il est enregistré sur 10 ans et tellement diffusé qu'il fait partie de mon identité. Mon .FR, je l'ai perdu pour non renouvellement (je sais ce sont toujours les cordonniers les moins bien chaussés).
Et vous, avez-vous d'autres pistes qu'on pourrait soutenir auprès de l'Afnic ?




Microcrédit, mais maxi utile

Comment ça vous ne connaissez pas l'Adie ?

Pour faire simple, il s'agit de gens formidables qui oeuvrent en France, aujourd'hui, et depuis 1989, pour faire en sorte que les personnes exclues du circuit de financement traditionnel puissent commencer leur propre activité professionnelle. Je parle de tous ceux que les banques n'acceptent pas ou plus, de jeunes ou de moins jeunes en banlieues ou d'ailleurs que l'on refuse de financer dans leurs rêves d'entreprise, bref de personnes qui ne baissent pas les bras et cherchent à faire quelque chose.

Maria Nowak, sa fondatrice, est proche de Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix et principal artisan du microcrédit dans le monde, et son action vise à lutter contre la pauvreté et l'exclusion en France. Car oui, l'on parle bien d'intégration et de développement économique ici.

Gandi est associée à l'Adie dans la réforme de ses méthodes depuis deux ans, pour permettre d'accroître le nombre de prêts accordés, tout en baissant les coûts de fonctionnement. Le tout essentiellement via la mise en place d'une équipe, en charge d'un site internet inédit dédié.

Dans le cadre de ce grand et noble projet, nous recherchons un codeur web, qui aura la charge de finaliser le projet actuel et de le faire évoluer au fil des ans.

Je laisse Fleur, chef de projet Internet Adie, vous en parler, et vous pouvez consulter la fiche de poste ici, et lui répondre directement.

Si vous connaissez quelqu'un de talentueux qui veut ajouter un peu de sens à ce qu'il fait au jour le jour, merci de lui en parler, les vacances rendant quelque peu difficile ce recrutement important.


Faille DNS : serveurs mis à jour dès l'annonce

Le 8 juillet 2008 le US-CERT (United States Computer Emergency Readiness Team) a annoncé qu'une nouvelle méthode, qui permet de profiter rapidement de faiblesses intrinsèques au protocole DNS, venait d'être découverte. Cette méthode qui cible les serveurs dits récursifs non mis à jour permet à un "attaquant" de donner l'illusion qu'une réponse provient d'un serveur dit autoritaire.

Gandi, dans son activité de gestion de nom de domaine, ne possède que des serveurs autoritaires et n'était donc pas concerné par cette faille.
Cependant nous sommes aussi hébergeurs et nous mettons à disposition de nos clients hébergement des serveurs récursifs. Ces serveurs ont été mis à jour par notre équipe technique le jour même, seulement quelques heures après l'annonce.

Très bien, mais que sont des serveurs de noms récursifs et autoritaires ?

Il existe deux types de serveurs de noms :

  1. Les serveurs dits récursifs auxquels des questions sont posées et qui savent aller demander la réponse à d'autres serveurs
  2. Les serveurs dits autoritaires qui ont l'information qui leur est demandée, notamment par les serveurs récursifs

Les serveurs récursifs sont ceux mis à disposition par les fournisseurs d'accès, ou les hébergeurs, à leurs clients.
Pour schématiser : quand un internaute entre l'adresse d'un domaine géré entièrement par Gandi dans son navigateur, une question DNS part de son ordinateur au serveur récursif de son fournisseur d'accès qui va, à son tour, interroger les serveurs autoritaires de Gandi pour obtenir l'adresse machine de ce domaine.
Le serveur autoritaire de Gandi répond poliment au serveur récursif qui enregistre temporairement cette réponse dans un cache, et finalement cette réponse est transmise au navigateur. Le cache est temporaire et est une astuce technique pour accélérer les réponses : cela permet à un serveur récursif d'éviter de poser trop de fois la même question. Ainsi il y a moins d'échanges entre les serveurs récursifs et autoritaires et l'internet se porte mieux.

Et donc ?

Cette nouvelle méthode permet à une personne mal intentionnée de faire croire à un serveur récursif vulnérable qu'une réponse provient d'un serveur autoritaire. Et le serveur récursif, persuadé que cette réponse est bonne l'enregistre dans son cache. Cela vous paraît abstrait ?
Imaginez simplement que vous avez la possibilité de faire croire, par exemple à tous les abonnés d'un fournisseur d'accès, que vous êtes gandi.net, gmail.com ou encore amazon.com et ceci pendant plusieurs heures. Vous avez l'idée.

Ce qu'il faut en retenir, pour les plus techniques

Tout d'abord, la faiblesse du protocole DNS n'est pas nouvelle, elle est identifiée depuis longtemps et est inhérente à sa spécification. La technique qui permet d'en profiter a été rendue publique le 21 juillet et permet "juste" de passer outre des barrières qui ont été placées au fil du temps pour compenser cette faiblesse.

Encore une fois c'est une nouvelle barrière qui a été ajoutée. Celle-ci était pourtant recommandée depuis quelques années et consiste en l'utilisation d'un port source aléatoire.

Ce qu'il est important de retenir c'est que cette barrière ne corrige pas cette vulnérabilité, elle permet toutefois de remplacer les quelques secondes nécessaires pour mener à bien cette attaque par des durées un peu plus décourageantes. Pour finir, DNS n'est pas un protocole qui permet d'assurer l'identification d'une machine. Le protocole DNSSEC qui vise à le supplanter a notamment pour vocation de combler à ce manque. Cependant, pour de nombreuses raisons, il n'est pas encore mis en oeuvre.

Dans tous les cas la solution passe donc par l'utilisation systématique de connexions sécurisées telles que SSL (certificats et chiffrement...) lorsque l'on souhaite s'assurer de l'identité d'un site.
Mais, tout ceci mis en place, encore faudra-t-il lire avec attention les messages d'avertissements SSL des navigateurs et autres applications ;)


La ruée vers l'or des nouvelles extensions

Il y a quelques mois, nous avions déjà publié un billet sur certaines évolutions de ce marché, et notamment le PPC (Pay Per Click), où comment acheter des millions de noms de domaines pour polluer Internet avec des sites dont la seule vocation est de vous servir une pleine page de publicité. Et empocher des millions sur le dos des internautes que nous sommes, plutôt que de faire son travail de notaire virtuel avec honnêteté (mais cela paye moins).

Cette "évolution", dont personnellement il me semble que l'on puisse davantage parler de "régression", est depuis bien évidemment devenue un facteur de croissance important de la majorité des acteurs de ce marché. Sauf pour nous, mais vous le saviez déjà.

Comme vous avez pu le voir dans le magazine "Les Echos" dans lequel votre modeste serviteur est cité, l'Icann vient d'annoncer une certaine libéralisation dans l'ouverture de nouvelles extensions. Bientôt, coexisteront des dizaines, voire des centaines de nouvelles d'entre elles, au côté des plus connues actuellement (.com, .net, .org, .info, .de, .fr ...), et ce grâce à un système de sélection assez peu discriminant ($70k de capital, et une assurance à hauteur de $500k).

L'ampleur de l'excitation de la part des professionnels du marché (Hébergeurs, bureaux d'enregistrement, et également des Registres déjà installés) est indescriptible. En ce moment même, dans les couloirs de cette convention Icann à Paris, beaucoup sont uniquement motivés à monter leur projet de nouvelle extension, celle qui les fera encore plus riches qu'ils ne le sont déjà.

Et je vous assure, cela vaut son pesant de cacahuètes à regarder. J'avais employé le terme de Far West ? J'aurai dû utiliser celui de ruée vers l'or !

Il n'est cependant pas question ici de sarcasmes : je le répète, nous considérons cela comme une chance supplémentaire pour tous de se faire sa propre place sur Internet, son "chez soi" de la manière la plus professionnelle et personnalisée possible. Et nous espérons que dans la durée, notre marque sera à l'esprit des personnes et sociétés pour se faire.

Je souhaitais simplement préciser à nos clients, à nos collègues chez Gandi, à nos actionnaires, à nos concurrents ainsi qu'à tous ceux qui pensent à nous pour devenir Registre d'une extension que NON, nous ne souhaitons pas céder à la mode du mélange des genres (bon juste pour le .gandi, mais cela a peu de chance de se faire^^) : nous nous contenterons de vendre les extensions, pas de les faire.

Notre souhait est d'être irréprochables sur notre service, et nous ne pourrons jamais l'être si nous sommes à la fois juge et partie, fournisseur et revendeur, autorité de régulation et distributeur. Un notaire ne peut être en même temps agent immobilier et publiciste : c'est exactement, en tout cas pour nous, le même problème appliqué aux adresses Internet et aux sites qui sont dessus.

Or c'est ce qu'il est en train d'arriver depuis quelques années, parce que tous les acteurs pensent que le marché est tellement stupide qu'il ne se réveillera pas un jour de sa torpeur. Nous parions sur le contraire sur le long terme, et le retour de bâton sera sans doute sanglant pour certains. Au minimum, au moins pouvons-nous faire ce métier la tête haute, et cela est "priceless" (en anglais dans le texte).

On l'aura compris, l'Icann vient donc de décupler ce phénomène de spéculation à outrance, en ouvrant la boite de Pandore des nouvelles extensions.

Sans doute était-ce impossible de déterminer des règles exigeant le non cumul des mandats dans un marché si porteur et contrôlé par quelques dizaines de personnes dans le monde?. Sans doute aussi, l'apparition de nouveaux acteurs, venant de nouveaux horizons et alléchés par les perspectives, permettra de tendre vers une normalisation "vers le haut" de ce marché.

Ou pas.

Quoi qu'il arrive, nous serons toujours là pour ceux qui voudront nous accorder leur confiance, la même que nous essayons d'honorer avec ce genre de prise de position.



Network Solutions pris la main dans le sac

C'est une bonne nouvelle pour toutes les personnes qui combattent certaines pratiques hélas largement répandues : Network Solutions, donc pas vraiment le dernier bureau d'enregistrement venu, vient d'être pris la main dans le sac de "Domain Tasting", voire de ce que l'on appelle "Front Running".

Ok, cela ne vous parle pas forcément si vous ne parlez pas la langue de David Beckhman (ou de Shakespeare, c'est selon). Mais si, vous savez, ce sentiment étrange d'avoir un jour cherché un nom de domaine sur le site d'un bureau d'enregistrement et le fait de voir ce même nom de domaine plus libre juste après, alors qu'en définitive, vous ne l'aviez pas acheté vous-même ?


Observatoire du marché des noms de domaines

On s'est toujours dit, depuis le début de l'aventure, que mettre en place un observatoire du marché des noms de domaines en France serait utile, et logique venant du principal prestataire.


Et puis la réalité des impératifs produits a frappé, et nous avons rangé cela dans le carton des "à faire", après avoir essayé diverses solutions, qui n'ont pas abouti. Peut-être même avons-nous donné des idées à certaines personnes :)

Rendons donc hommage aux personnes de l'Afnic pour le travail effectué, qui porte son attention plus particulièrement sur le .fr évidemment, et dont vous pourrez librement télécharger le résultat sur cette page.

Vos commentaires sont les bienvenus ...

Hausse du prix aux registres !!!

Le nouveau contrat ICANN "négocié" début 2006 autorisant une hausse de 10% par an du prix des registres, et dont je rappelle qu'ils ont la possibilité de le faire à quatre reprises sur une période de 6 années, entrera en vigueur au 15 Octobre.  Le prix du domaine payé par Gandi au registre pour les extensions en .com, .net, .org, .info et .biz augmente ainsi de 6% en moyenne.

Gandi a décidé, et le cours actuel du dollar nous aide en ce sens, de ne pas répercuter cette hausse, et ce pour toutes les grilles de prix. Nous avons même décidé d'en profiter, suite au lancement de notre offre Gandi Mail, pour baisser nos tarifs en grille A pour les transferts entrants sur ces extensions (baisse effective entre le 15 et le 19 octobre).

Cependant, ne pouvant prévoir l'évolution du cours du dollar et sachant que les registres peuvent encore augmenter leurs tarifs de plus de 30% sur les 3 prochaines années, le maintien du prix Gandi en 2009 ne sera probablement pas possible. Si vous le pouvez et si vous le souhaitez, nous vous recommandons donc de renouveler vos domaines pour plus d'une année. Sur ces extensions, le renouvellement est possible dans la limite de 10 ans.


Edit: suite à l'article de NetEco qui annonce que nous augmenterons probablement nos tarifs en 2009, nous souhaitons préciser que cela n'arrivera QUE si le cours du dollars augmente ET si les registres s'octroient une hausse de 10%. Dans tous les cas, nous ferons notre maximum pour ne pas toucher à la grille de prix A (les 12€HT historique) mais il sera difficile, par exemple, de maintenir la grille E dans l'état (6€HT l'opération pour un volume supérieur à 10000€d'achat par an).

Afnic 2.0 !

Eh oui l'Afnic, le registre en charge du .FR, fait (commence ?) sa révolution. La chaîne d'enregistrement qui ne fonctionnait que de 9h30 à 18h30, 5 jours sur 7 passe en 24h/24, 7j sur 7.

Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, le rechargement de la zone, jusqu'alors effectué une fois par jour (5j par semaine) sera maintenant fait de manière penta-journalière (bah si, ça doit se dire) Il aura lieu aux horaires suivants : 4h - 7h - 12h - 17h - 23h

Concrètement, cela veut dire que, lors d'un achat ou d'une mise à jour d'un domaine en .FR, vous n'aurez plus à attendre un jour ou plus (si vous aviez le malheur d'enregistrer un domaine le vendredi à 18h31) pour voir le résultat.

Maintenant que nous sommes en 2.0, à nous de les faire rêver au 3.0 avec :

- une période de rédemption sur les domaines pour éviter de se faire voler son domaine en cas d'oubli de renouvellement (mon petit doigt et les autres me disent que c'est prévu pour 2008)
- un système d'enregistrement .FR ouvert à l'ensemble de l'Europe avec des règles assouplies tant pour les sociétés que pour les particuliers. (silence de la part de mon petit doigt)

Enfin voilà ! Tout ça pour dire que même si cela n'est pas très rapide, ça va toujours dans la bonne direction du coté de l'Afnic.


Prise de conscience ?


On l'attendait, et c'est arrivé : le premier procès contre la monétisation à outrance des noms de domaines va s'ouvrir aux Etats-Unis.

Et quelque part, ca nous conforte un peu dans ce monde de brutes : nous sommes pratiquement devenus le seul bureau d'enregistrement dans le top 30 mondial a ne pas chercher un enrichissement rapide via toutes ces méthodes, dont on nous explique qu'elles sont "parfaitement" légales.

Les autres en venaient même à nous regarder de biais, avec un air cachant mal leur incompréhension de ces énergumènes qui refusaient de suivre le dieu Google publicité.

Alors ne nous trompons pas : je doute que ce procès ait une fin heureuse (vous voyez vraiment les tenants d'une publicité non désirée trop omniprésente gagner dans le monde qui nous entoure vous?) mais au moins cela a le mérite de montrer que ce "modèle" n'est pas le seul à vouloir exister.

Et ça veut dire beaucoup pour nous. Si si.

MàJ (04 juillet 07): Voir notamment le blog de JM Le Ray sur le marché des noms de domaine et ses pratiques.

Les fruits de la Lune ...

... ou simplement "Moonfruit".



Derrière ce nom se cache une histoire simple que je me propose de vous raconter.

[Pour ceux qui ont suivi notre aventure depuis le rachat en Août 2005, ce ne sera pas une grande découverte. Pour les autres, voici l'histoire ...]

Lorsqu'il a été question de monter le projet pour continuer cette magnifique aventure de Gandi, j'ai choisi de me tourner vers Joe et Eirik qui avaient deux énormes avantages à mes yeux : ils étaient honnêtes et motivés par les mêmes principes, et ils avaient développé un outil de création de sites en ligne sans équivalent au monde, Moonfruit.

Puisque notre projet était de proposer le meilleur de chaque service possible (après la fourniture d'accès) pour permettre au plus grand nombre d'être sur Internet facilement et efficacement, cet ajout était important pour la suite des événements. Nous sommes des sociétés qui reposent notamment sur le talent des programmeurs, et là clairement il y avait du savoir faire.

Nous avons alors créé Gandi Group, qui est la colonne vertébrale de notre petit groupe (amené à grandir dans les années qui viennent si tout continue comme en ce moment^^). Gandi Group est donc composé de Gandi en France, et SiteMaker (marque : Moonfruit) au Royaume-Uni. Et les deux s'entraident, en apportant à l'autre son savoir faire et sa présence locale.

C'est en tant que  dirigeant de ce groupe (Gandi n'est pas directement concerné par ce lancement) que je vous annonce la naissance de Moonfruit.fr, version qui nous a demandé beaucoup de travail chez SiteMaker, mais dont nous sommes très fiers :)

Fidèles à notre tradition maison, il y a un blog et une équipe dédiée qui sera heureuse d'en parler avec vous. On se croisera sans doute là bas aussi pour ceux qui veulent :)

D'ailleurs à qui s'adresse ce service ?

Clairement à tous ceux qui n'ont pas envie ou ne peuvent faire un site web vraiment sympa eux-mêmes. Ca fait un peu de monde déjà.

Mais également à des entreprises de toutes tailles qui veulent maîtriser leur image facilement, ou des web agencies, des revendeurs souhaitant disposer d'un outil puissant pour faire des sites rapidement et de grande qualité. Cette équipe est également habituée à travailler en marque blanche pour de grandes sociétés (Channel 4 par exemple).

Oui, c'est basé sur du flash. Je sais. Sauf qu'une fois passé la rigidité des principes, on voit que les 8 années de développement ont servi : référencement parfait, édition et rendu dignes d'outils bureautique grand public connus, donc ergonomiques.

Pas le genre de la maison de vous matraquer de publicité, donc le plus simple est de le tester et de le garder si cela correspond à vos besoins : raison pour laquelle vous pourrez, durant les trois mois de lancement,  choisir n'importe quel pack d'un an gratuitement. La facturation ne commençant qu'un an après votre inscription initiale, de manière à éviter les abus ;D

Voilà, fin de l'intermède et du coup de main fraternel (merci de l'avoir enduré et d'en parler autour de vous si ca vous plaît) retour aux tests de GandiMail :)

PS : je peux répondre à toutes les questions concernant la relation Gandi et Moonfruit ici, sinon n'hésitez pas à aller voir leur blog directement :)

Un spammeur derrière les barreaux !

Comme indiqué dans les news de Spamhaus, Robert Soloway, un des spammeurs les plus prolifiques au monde, a été arrêté hier par les agents fédéraux des Etats Unis, après avoir été inculpé par un jury fédéral sur les charges d'usurpation d'identité, blanchiement d'argent, fraudes par courrier, email et transfert d'argent.

Pour ceux qui ont suivi les derniers rebondissements entre spammeurs et anti-spammeurs, l'arrestation de Robert Soloway est une bonne nouvelle ! Mettre M. Soloway derrière les barreaux réduira sans aucun doute le nombre de spams reçus, et servira d'exemple pour les autres spammeurs, montrant que cette activité est surveillée et punissable.

Bien sûr, le spam ne tombe pas du ciel, il y a une personne derrière chaque email envoyé. Mais ces personnes ne sont pas intouchables.

Pendant que des organismes comme Spamhaus et Gandi travaillent ensemble dans la lutte anti-spam, et fournissent les informations nécessaires à l'application des lois et à la protection de votre boîte aux lettres et de votre identité, vous pouvez aussi jouer un rôle!

En envoyant des plaintes aux registrars et aux hébergeurs qui autorisent les spammeurs à utiliser leurs services, en alertant vos représentants locaux pour les encourager à prendre des mesures contre le spam et les spammeurs, vous pouvez aussi aider à réduire le nombre de pourriels qui circulent sur la planète.

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais pour moi, avoir absolument besoin de filtres anti-spam sur mes comptes email, c'est comme devoir mettre des barreaux aux fenêtres de ma maison. Ne serait-ce pas merveilleux si le "vous avez un nouveau message" venait de quelqu'un dont vous attendez réellement des nouvelles?


Les noms patronymiques de guillaume.net remis à la vente

Si vous avez suivi cette histoire, davantage encore si vous étiez concernés par ces noms de domaines patronymiques, alors vous serez heureux d'apprendre que l'AFNIC les rendra de nouveau disponibles sous peu.


Autre bonne nouvelle : on les fera à l'ancien prix, soit €9 ht - oui je sais, on est comme cela :)



EDIT (05/12/06 à 17h45) :

Tout s'est très bien passé, avec un taux de réussite proche du score parfait (où sont les autres?).

Il suffit de lire les commentaires pour s'en convaincre (et non, ce n'est pas la peine de venir poster négativement, vous ne serez pas crédibles^^).

Merci à vous pour votre confiance, à l'Afnic et à nos équipes pour leur excellent travail.


DNS.BE fait sa V2

Le Registre du .BE nous fait savoir qu'il coupera ses machines pour un passage en V2 de leur plateforme technique cette nuit, à minuit et ce, pour une durée indéterminée.
Durant ce laps de temps, pouvant aller de quelques heures au mieux à super longtemps au pire (loi de Murphy), toutes les opérations concernant les domaines en .BE ne seront pas possibles (si ces mêmes opérations engendrent une demande au Registre bien sûr).
Nous vous tenons au jus dès que nos amis belges rebranchent la prise !

*** EDIT ***

On a rebranché le Registre lundi matin, vers 10h30


Le "slamming"

Pour une fois, nous nous contenterons de reproduire mot pour mot ce que le registre en charge du .fr, l'Afnic donc, a publié sur son site internet :

"Le "slamming" est un terme désignant une variété de pratiques illicites, fondées sur la tromperie, et visant à obtenir d'un titulaire de nom(s) de domaine ou de marque(s) qu'il souscrive à des services non sollicités en relation avec sa présence sur internet.


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