L'évolution du marché des noms de domaine
Par Stephan le mardi 29 août 2006, 09:57 - Internet - Lien permanent
Un vaste sujet, qui n'est pas débattu au sein d'un large public, simplement parce que volontairement positionné comme technique (alors que pour les vendre on fait de la pub au superbowl avec de gros seins en argument commercial).
Il est vrai qu'il serait trop compliqué d'expliquer aux masses qu'elles vont encore une foisRevenons donc sur ce qui est en train de se passer : les noms de domaines, qui servent à identifier tout site sur Internet pour le "grand public", sont administrés par des "Registres", spécialisés par ce que l'on appelle une "extension". Il en existe des centaines, les plus connues et les plus vendues étant les .com, .org, .info, .de, etc ...
Ils sont le fait de société privées et donc purement commerciales, ou émanation des pays qui les possèdent (parfois les deux). Le .fr par exemple est administré par l'Afnic, qui est une association de fait administrée par l'état dont les représentants siègent en force à son conseil d'administration. Le .com est géré par Verisign, qui, chose impensable dans d'autres marchés, fut également un revendeur (également appelé "Registrar", comme nous) et continue à vendre des services additionnels.
Le système qui gère les noms de domaine est clairement identifé :
- Le Department of Commerce (DoC) américain est l'organe décideur des choix stratégiques via une de ses émanations, la NTIA,
- La NTIA délègue à L'ICANN (une association) la gestion administrative des noms de domaines,
- L'ICANN choisi les prestataires techniques pour la gestion au jour le jour et l'exploitation des extensions générales (Verisign pour le .com et le .net, PIR pour le .org, Affilias pour le .info etc ...), et les pays font leur choix sur leur extension nationale. Mais toujours sous l'influence américaine, puisque la majorité des 13 serveurs racines sont gérés là bas. Ce qui pose des problèmes de gouvernance, mais Loïc en parle mieux que moi (Damilaville pas le surfer politologue).
Dès lors, la proposition de l'Icann de libéraliser les prix et plus généralement les pratiques des principales extensions (voir le billet de Jean Marie Le Ray - qui a inspiré ce billet - et ici), s'inscrit dans le cadre classique d'un marché qui se développe et protège ses acquis, ses marges, ses intérêts, bref, se mature. Le débat a déjà eu lieu sur le .com et les décisions sont déjà allées dans le même sens : augmentation des prix sans justification autre que le profit, exploitation sans vergogne des noms de domaine par les bureaux d'enregistrement et les Registres eux-mêmes.
Alors bien sûr, on peut (et l'on doit) y voir une manipulation du fait d'intérêt commerciaux ou étatiques aux dépends du plus grand nombre, mais au final il me semble que cela est inéluctable.
Pourquoi ?
Simplement parce qu'essayer d'influencer ces décisions est totalement utopique à nos niveaux (Gandi ou particuliers). Il existe bien une sorte de réunion des bureaux d'enregistrement au sein de l'Icann, mais outre le fait que les décisions se prennent à Washington, les bureaux eux-mêmes ne sont pas unanimes, et lorsqu'ils le sont, cela ne dure pas très longtemps. L'exemple de revirement de Godaddy (n°1 mondial de ce marché et de très loin) est édifiant. A ce sujet, le fait de voir en référence Bob Parsons m'a toujours fait sourire (ah! sa charge opportuniste sur les .eu !).
Que faire ?
Cela doit-il nous empêcher de réagir ? Bien sûr que non : il y a 6 ans, Gandi (et d'autres), en proposant une alternative, bousculait déjà les règles et faisait éclater l'oligopole de ces sociétés. Oh! nous ne rêvons pas : mais simplement le fait que nous existions, que nous fassions partie des plus gros vendeurs de noms de domaines au monde pour les extensions les plus communes ET que nous nous refusions à certaines pratiques (prix d'un nom de domaine en fonction de sa valeur marchande, Sitefinder, revente directe de noms de domaine d'occasion etc ...) est un fait incontestable et la preuve qu'il est possible de se comporter "autrement". Une condition cependant : que nous fassions toujours partie des "gros", car sinon il nous sera impossible de négocier avec les registres.
C'est inscrit dans notre ADN : Gandi a été fondée sur ce principe de mise à disposition à un prix accessible à tous, de respect des intérêts de nos clients, d'honnêteté, et nous ne sommes pas prêt d'en changer.
Nous continuerons, car au final ceux qui ont le pouvoir, c'est vous. Il suffit de l'exercer, de faire des choix. Qu'une minorité ne se comporte pas comme des moutons, choisisse une alternative (nous ou d'autres qui l'incarnent à vos yeux) et l'équilibre des forces en sera un peu moins déséquilibré, le marché se régulant un peu de lui-même ... parce que vous aurez le choix.
Cette diversité est tout simplement ce qui nous faut préserver (bien plus que de se battre contre des moulins à vents), car elle conditionne notre rapidité et notre qualité d'évolution.PS : Jean Marie Le Ray : J'ai essayé de faire un rétrolien sur votre billet, mais blogger ne veut pas

EDIT : J'avais oublié de poster la lettre envoyée à l'époque au patron de l'Icann pour dénoncer ces manoeuvres : http://forum.icann.org/lists/revised-settlement/msg00027.html


Commentaires
Merci Stephan pour ce complément d'informations qui permet d'avoir les idées un peu plus claires!!!
bon j'ai tout lu sans tout comprendre mais j'ai compris cette phrase ....
"C'est inscrit dans notre ADN : Gandi a été fondée sur ce principe de mise à disposition à un prix accessible à tous, de respect des intérêts de nos clients, d'honnêteté, et nous ne sommes pas prêt d'en changer."
et ca me réchauffe le coeur ....c'est bien la phrase clef de ce sujet ....lol
J aime beaucoup cette allusion au "surfer politologue"
Bonjour Stephan,
Merci pour cette prise de position très claire. Ceci étant, concernant le prix des noms, le problème naîtra bien vite lorsque ce sera le Registre lui-même qui imposera son prix sur un nom, puisqu'il y a bien antériorité par rapport au Bureau d'enregistrement. Par ailleurs, des Gandi, il n'y en a pas des masses : http://adscriptum.blogspot.com/2006... Cordialement, Jean-Marie Le Ray
Jean-Marie : D'où l'interêt de rester parmi les gros vendeurs de noms de domaines, cela nous permettra donc de moins marger tout en restant suffisamment profitables.
D'autre part, il est bien évident que cela pose très clairement la question du futur des sociétés uniquement spécialisées dans les noms de domaines. Charge à ces sociétés de bien séparer leurs métiers et de ne pas oublier ce qui les fait vivre ...
merci .... merci et encore merci !
CANARD WC
Oui ! Bravo : http://www.elysee.fr/media/marseill...
Stephan : Merci pour cette position qui a le mérite d'être claire :-))
Maintenant qu'elle est gravée dans le marbre du web, le maintien (et le développement) de votre métier de registrar va d'autant plus être difficile à défendre que le métier de l'hébergement va certainement vous donner plus de ressources pour vivre et vous pomper plus d'énergie.
Je crois qu'il était important, aussi, que tu insistes sur le pouvoir que détiennent vos clients. Je constate tous les jours combien il est difficile de faire comprendre l'importance de cette diversité et de cette capacité de choix. Et quand j'y parviens, c'est une vraie satisfaction. Je ne suis pas certain que tous ces nouveaux clients que vous avez attirez ces derniers mois soient vraiment conscients du rôle qu'ils peuvent jouer dans leur entourage...
Je vais sans doute dire une bêtise (je ne suis pas très au fait des politiques européennes en la matière), mais n'y a-t-il pas moyen de trouver du soutien auprès des autres registrars européens. J'imagine que cette hégémonie américaine doit leur hérisser le poil aussi, non ?
Peut-être que Jean-Marie (dont je viens de découvrir l'existence et dont je m'empresse de conserver le lien) pourrait nous en dire plus
je ne saisis pas tout dans cette histoire des noms de domaine sauf que certains et toujours les mêmes veulent se faire beaucoup d'argent et d'autres, gandi par exemple, ont des principes qui les ont guidé vers un choix alternatif et cela me convient bien. merci d'être là.
Patrick : Le maintien et le développement de notre métier de Registrar est une nécessité, simplement parce que cela est le socle de toute personnalisation, appropriation d'un morceau du Web. Faire sans, ce serait un peu comme faire de la politique pour être élu, pas pour servir une cause (on me signale que c'est le cas, oubliez ma métaphore).
Cette utilisation de ces outils est même primordiale lorsque, comme nous, l'on souhaite que le peuple se saisisse de cette ressource, et l'utilise pour informer, échanger, distraire, avoir le choix, bref pour que une certaine idée du développement de notre civilisation avance.
Concernant une opposition US/EU sur le sujet, je n'en ferai pas partie, trouvant ces affrontements stériles et orientés sur le court terme. Nous préférons agir par la base, c'est-à-dire avec vous.
Grand bien leur fasse après d'avoir des tours de bureaux pour loger leur milliers d'employés à ces mastodontes, nous gardons notre approche d'auberge, ca nous va bien, et nous pouvons tous cohabiter si tel est votre choix
Je précise pour ceux qui nous lisent depuis peu que nous sommes tout sauf des doux rêveurs, et que nos choix sont avant tout pragmatiques ... J'aime d'ailleurs assez l'initiative de Nicolas Hulot, qui n'hésite pas à utiliser les outils des politiques pour les forcer à prendre leur responsabilités.
Rien à voir avec l'angle du billet de Stephan mais quand je suis content, je le dis… Impeccable support sur une simple opération de changement de propriétaire de 6 domaines, avec correction d'un petit bug qui fermait le process et explications claires et efficaces par courriel. Voilà, c'est aussi cela l'esprit très chouette de cette boutique, la "gandi attitude" pour parler comme les nouveaux communicants… Et rien que pour cette haute qualité de service, je suis heureux d'être ici — même si j'ai eu, dans une vie antérieure, un très bon support sur Marseille (Sébastien) mais délité par un service commercial étroit… Voilà, ce ne sont pas des congratulations en l'air, juste quelques mots pour remercier Nadine au premier chef.
Stephan : Nous sommes d'accord. Il n'était pas dans mon propos de penser qu'à terme vous pourriez quitter le métier de registrar pour celui d'hébergeur, plus lucratif. Je disais simplement que le choix de mener deux métiers parallèlement impose une vigilance et une énergie supplémentaire pour conserver l'équilibre. Et il suffit de lire les différents fils pour se rendre compte des dérives possibles
Quant à ma question sur du renfort éventuel auprès de nos voisins, il va sans dire que c'était plutôt auprès d'autres 'David' européens, d'autres auberges, quoi !
Quoique, après réflexion, les auberges espagnoles...
Patrick : Ne vous inquiétez pas, j'ai tendance à grossir le trait pour éviter tout malentendu
Sur le sujet "s'allier avec d'autres", nous y pensons, mais les candidats potentiels (soit ceux avec lesquels il y aurait une vraie compatibilité et une complémentarité) ne sont pas légion. Et j'ai suffisamment fait ou vécu de rachats pour savoir qu'une telle opération ne se solde pas toujours que sur du positif
> Le .fr par exemple est administré par l'Afnic, qui est une association de fait
Que veut-dire "de fait" dans ce contexte ? Cette expression s'utilise en général pour les associations qui n'ont pas été declarées à la préfecture (ce qui est parfaitement légal). Dans ce cas, cela ne s'applique pas à l'AFNIC.
Stéphane : Je pense que tout le monde aura compris dans le contexte (que l'Afnic, contrairement aux sociétés commerciales, est une association, qui est dans les faits dirigée par l'Etat).
Au fait, pour aider Gandi a nous aider, ne pourrions-nous pas avoir un p'tit bandeau publicitaire 'Gandi - vos noms sur le web autrement' sur nos site? Un tel bandeau, lien, petite image... existe-t'il? Ca serait bien d'avoir ca sur le site quelque part...
@ franck + stephan : pour la bannière, je me suis permis d'en réaliser une toute bete en speed... je l'envoi à stephan qui la postera si ca lui fait plaiz'
@+
CANARD WC
C'est gentil, mais la pub, on ne fait pas normalement
Mais bon sur ce point nous sommes plus proches d'une affiliation/soutien donc il faut voir.
Dilemne ? Solution : Vous laisser choisir.
Stephan: un peu de pub de la part de vos fans ne va pas vous tuer! Ya une différence entre qq bandeaux sur qq sites de grands supporteurs GANDI et payer pour apparaître dans des bandeaux de pubs gérés par des societés de publicités sur Internet..
:)
Hummm… mieux vaut une petite goelette de flibustier que l'on contrôle qu'une grosse barcasse sans âme avec plusieurs chefs qui se neutralisent. D'ailleurs, n'est-ce pas une situation déjà vécue par gandi dans un passé encore proche…? Mieux vaut recruter des gens de caractère et de conviction de temps à autre (type Olivier) que de se lancer dans des associations a priori incontournables sur le papier… Small is beautifull
Oui, je l'avoue, recruter des types qui butent 636 zombis en 15 minutes à Dead Rising (jeu console), c'est l'avenir de l'entreprise !
Bon, il est vrai qu'en dehors de cela, lui et nos autres
psychopathesdéveloppeurs sont en train de faire le nécessaire pour vous proposer de bien belles chosesSinon, plus sérieusement "small is beautiful" oui, reste qu'il ne faut pas l'être trop (petit) ... et quelques gros projets peuvent être digne d'interêt.
Bref, on va gèrer au cas par cas, en privilégiant une dimension humaine bien évidemment.
Et maintenant on attend plus que des extensions nationales sur Gandi : le .de, le .ch....
Merci à Stephan pour son billet très réussi, et bravo à Jean-Marie le Ray pour son analyse très pertinente sur son blog, que je vous recommande à tous.
Alors voilà, Stephan a parlé de "marché des noms de domaine", moi j'aimerais lancer un dialogue sur LES marchéS des noms de domaine. Car il y a bien deux marchés des noms de domaine : le premier marché où les noms s'enregistrent et le second marché où ils se rachètent, revendent, louent, parquent, cèdent (et ouais, y'a quand même des gens syma...) et même lèguent (et ouais, certains emportent leur(s) nom(s) de domaine dans la tombe mais heureusement dans ce cas si on est un minimum prévoyant rien n'est perdu pour la descendance)
Car qu'on le veuille ou non, un nom de domaine est un bien, qui comme tout bien est susceptible d'échange dans tous les sens du terme. Et comme partout là où il y a possibilité d'échange, sont apparus des acteurs autour des échangeurs primaires. Et comme partout où il y a échange s'est établie un système naturel d'offre et de demande. Et comme sur le marché des noms de domaine, la demande a irrémédiablement tendance à dépasser l'offre (les bons noms de domaine se faisant de plus en plus rares)... Si bien que chemin faisant, on est aujourd'hui arrivé à un marché qui combine modèles boursier et immobilier : j'enregistre, je revends, j'investis, je rachète, je développe, je loue, je réinvestis, j'échange, je parque, je donne, je meurs, je lègue... et ma descendance en fera peut-être de même :o)
GoDaddy, parlons-en : regardez leur business-model et demandez-vous pourquoi ils cherchent à rallonger leurs services et à raccourcir la chaîne d'approvisionnement. Parce que premier marché et second marché sont intimement liés. Les mastodontes du premier marché dont ils font partie gèrent cela tout seul et savent très bien pourquoi, mais d'autres plus petits (et certainement pas moins malins) ont également développé des passerelles entre premier et second marché : pour ne citer qu'eux et en toute neutralité, allez sur AMEN et tapez volontairement un nom de domaine pris dans leur moteur, et vous verrez que le second marché n'est jamais bien loin et que ce n'est sûrement pas pour rien. Et quand vous serez sur le site affilié, tapez cette fois-ci un nom de domaine libre dans son moteur de recherche : vous verrez que le premier marché n'est jamais bien loin non plus.
Alors, amis ?
Le marché du nom de domaine est, pour moi, encore plus simple : soit vous faites partie des sociétés qui, à l'instar des notaires, enregistrent votre demande, soit vous faites partie des agents immobiliers (marchands de bien, publicistes, etc ...) qui spéculent après sur les biens.
Lister les possibilités de faire beaucoup d'argent avec le business des noms de domaines prendrait une heure, mais faire la même liste avec des pratiques dont nous serions fiers 5 minutes
Conclusion : Mince si j'avais su que je serai un notaire virtuel un jour
Fort bien, mais si je ne m'abuse, le premier pas pour "faire beaucoup d'argent avec le business des noms de domaine", c'est d'en enregistrer. Donc plus les gens ont envie de s'y essayer, plus les registrars en profitent
Donc pas étonnant que certains ne se contentent pas d'en profiter activement mais essayent de faire avancer le schmilblick en leur faveur.
D'ailleurs, Stephan, je suis sûr que vous seriez supris de voir le proportion de noms de domaine qui, dans la base de données Gandi, sont "générés" par le second marché, que ce soit via un simple enregistrement pour parking ou via une transaction avec changement de propriétaire et acheteur = client Gandi.
Et encore, tant que cela relève d'un marché totalement libre où les gens décident sans avis ni "conseil", cela reste assez neutre, mais lorsque l'acteur du second marché décide de se mettre à recommander quelqu'un...
Tu veux parler de Sedo ? Comme son patron me l'a dit au téléphone, "nous sommes (gandi) sans doute les seuls (des gros) à ne pas travailler avec eux".
Sérieusement, vendre un nom de domaine rapporte sans doute moins d'argent que de passer des deals pour faire du domain parking ou de la revente avec Sedo. Mais bon, c'est un autre métier, pas le nôtre.
Tim ne m'avait pas dit qu'il t'avait appelé, quel cachotier celui-là
J'espère pour toi qu'il n'a pas fait ça en Français sans même en informer son chef chef de marché francophone :o(
Vous n'êtes pas l'un des seuls (gros) à ne pas travailler avec nous, à vrai dire les petits sont beaucoup plus intéressés et je le comprends.
Parking et Vente sont en effet deux mondes différents (que nous sommes toutefois l'un des seuls acteurs à allier : cf lien vers la page d'offre sur les pages parking des domaines mis en vente via notre intermédiaire) : le parking table sur une rentabilité immédiate à court et moyen terme, le second sur une rentabilité aléatoire à long voire très long terme.
Enfin, on a une vue assez imprenable sur le premier marché depuis le second, et en ce qui concerne le marché que je gère c'est vrai que le nom de Gandi revient souvent dans la bouche de mes clients. Donc félicitations pour l'engouement que vous suscitez auprès du public ! Bon après, j'avoue ne pas vous conseiller dans le cas d'une transaction où l'acheteur ne sait pas trop chez qui rapatrier le domaine qu'il achète, car la procédure de changement de propriétaire est assez lourde et incompatible avec notre sytème, qui veut que nous payions le vendeur une fois le domaine au nom de l'acheteur seulement. Mais votre chance, c'est que vos copains d'OVH ne font pas mieux :oD. A ce niveau, c'est donc AMEN et 1&1 qui tirent leur épingle du jeu dans ma stratégie de conseil.
Au plaisir !
Non, moi je parle de Marc
Et Remy, la prochaine fois, poste à visage un peu plus découvert
Ben... à vrai dire il l'a fait, en mettant un lien cliquable depuis son prénom vers son site perso. Pas besoin d'être grand clerc pour comprendre :*)
J'étais un "bon" client de chez gandi mais à vrai dire ça reste assez cher par rapport à pas de sites US, et avec le taux de change actuel...
Enfin, je concluerai par un big up pour l'option dotclear, l'idée est prometteuse !
rajouter mal à "pas... de sites us" Les grammairiens auront rectifié d'eux-mêmes
bah vi moi je pensais qu'ici c'était comme sur un bon vieux forum : pas de pub. Sinon j'aurais fait pointer mon pseudo directement sur http:///www.sedo.com :-D. Bon et puis c'était aussi pour générer un peu de trafic sur mon site car Google lui fait la gueule !
Bon enfin tout le monde a beau m'avoir démasqué, le sujet n'a pas l'air d'intéresser grand monde pour autant... je comprends, ronge mon frein et m'en retourne poster sur les forums anglo-saxons
RDV dans 3-5 ans, car d'une manière ou d'une autre, les gens seront obligé d'y venir (oui oui, même en France), car le développement du second marché est une réalité économique : ce qui est bon est rare, et ce qui est rare est prisé, et plus le temps passe, plus de bons noms de domaines sont pris et ne peuvent se récupérer que sur le second marché.
@Stephan : "Tu veux parler de Sedo ? Comme son patron me l'a dit au téléphone => Non, moi je parle de Marc :)"... ... j'ai du louper un épisode dsl !
jeremiah : le lien de son site (Remy) était présent une fois sur trois, je n'avais pas regardé le bon. Mais je maintiens, lorsque des professionnels du secteurs postent ici, j'apprécie une totale transparence.
Par rapport au prix, nous avons 15% de nos clients aux USA ou en Angleterre, visiblement certains en sont revenus du prix le plus bas comme critère le plus important. Surtout lorsqu'il y a un souci un jour, on apprécie une boîte humaine et réactive. Et puis c'est une question d'affinités également, en tout cas pour nous
Rémy : Sans doute, je suis assez fataliste par rapport à cela. Il n'en reste pas moins que nous essaierons de faire notre travail le plus sérieusement possible, et que je doute que l'on puisse être juge et partie. L'appât du gain facile, la confusion des genres (entre notaire virtuel et agent immobilier virtuel des noms de domaines) ne me tentent pas du tout.
"la confusion des genres (entre notaire virtuel et agent immobilier virtuel des noms de domaines) ne me tentent pas du tout."
...et elle ne nous tente pas du tout non plus, sans quoi nous serions également registrar depuis longtemps. C'est tout l'intérêt du principe du partenariat, qui agit comme une passerelle clairement définie entre le registrar et Sedo, et permet de ne pas mélanger les serviettes et les torchons. En effet, l'internaute lambda vit très bien d'être redirigé vers un registrar "A" ou "B" s'il tape un nom de domaine libre dans le moteur de recherche Sedo (parce qu'il croyait par exemple qu'on était nous-même registrar), et d'après les retours d'expérience que j'ai de nos partenaires, l'internaute lambda apprécie d'être redirigé directement depuis son registrar vers une service à valeur ajouté qui lui permet d'avoir la chance d'acquérir le domaine de son choix même si celui-ci est pris (ce qui est souvent le cas et le sera toujours davantage)... et comme tu le dis si bien, un registrar qui aide ses clients est un registrar heureux. Bref, je pense que ce système de passerelle entre premier et second marché apporte une transparence certaine plutôt qu'un confusion des genres.
Après, il est vrai qu'on aime ou on n'aime pas
Merci à Remy et Stephan pour ce coup de tamtam dans la volière.
Mais je crois que c'est encore pire que cela. Nous avons bien remarqué que partout dans le monde, les gouvernements et les multinationales (les centres de pouvoir) sont très mal à l'aise devant la liberté de ton et d'expression que permet en moyenne le réseau. Et les initiatives pour brider le Net ne manque pas : avec le DADVSI, vous n'avez encore rien vu, ce n'est que le premier étage de la fusée. Avec cette modification substentielle de l'organisation des registrars, il s'agit surtout d'une prise de contrôle réelle et totale de l'Internet qui est en jeu.
Certes, il y aurait des batailles commerciales de titans pour faire monter les enchères sur des NDD qui brassent du monde et du fric, puisqu'au lieu de négocier avec le "propriétaire" du domaine, il suffira de proposer de faire monter les enchères au registrar qui éjectera de fait le "propriétaire" qui découvre ainsi qu'il n'est que locataire et que son bail peut être résilié à tout moment, juste en montant le prix du loyer. Avant, c'était le mec qui avait valorisé un nom de domaine qui pouvait, s'il le souhaitait, se faire du pognon en le revendant, maintenant, ce sera juste le registrar qui, en quelque sorte, se fera graisser la patte pour gicler un type d'une URL qu'il aurait valorisé...
Mais surtout, on peut imaginer des interventions nettement plus problématiques, du genre : "Indymedia (ou bellacio, ou n'importe quel site un peu poil à gratter sur les bords) commence à faire chier : passez la location à 300 000 €, histoire de dégager ces squatters". Et oui, pour faire disparaître des pans entiers du net pas droit dans ses bottes, il suffira de jouer directement de l'arme financière. Pour faire taire des mouvements citoyens, des associations, des plates-formes d'information, voire même des partis politiques, suffira juste de leur présenter une facture au-dessus de leurs moyens.
Elle est pas belle, la vie?
Pour être clair, je ne pense pas que cela atteindra de tels extrêmes (un registre qui force un registrar et un client final à acheter un nom de domaine une somme exhorbitante, de plus sans préavis).
Nous serons en tout cas vigileants pour que cela ne soit pas le cas, et je le répète, plus les acteurs qui voudront peser dans le débat avec les registres seront gros, et plus ils auront de chances d'être entendus ...
« Pour être clair, je ne pense pas que cela atteindra de tels extrêmes (un registre qui force un registrar et un client final à acheter un nom de domaine une somme exhorbitante, de plus sans préavis). »
Stephan, excuse-moi de te contredire, mais là il ne s'agit pas de croire, mais des faits. Or tu peux être sûr que si les textes contractuels autorisent de tels abus, il y en aura toujours pour les commettre. J'en veux pour preuve le domain kiting : http://adscriptum.blogspot.com/2006... Qui aurait pu croire que les registreurs allaient se lancer dans ce créneau avant que ça ne se produise et que ça prenne des proportions gigantesques, au point qu'il sera bientôt question de la longue traîne des noms de domaine : http://adscriptum.blogspot.com/2006... Personne n'y aurait cru il n'y a pas un an, la pratique n'existait même pas, et voilà où on en est moins de 12 mois plus tard. Alors croire, c'est bien beau, mais face à la réalité des choses, ça ne vaut rien du tout. Je te l'ai déjà dit : des GANDI, il n'y en a pas des masses ! Je dirais même qu'il n'y en a qu'un, et il est français, toujours l'exception culturelle qui nous caractérise, pour le meilleur et pour le pire
Jean-Marie
P.S. Attention, qu'on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : je suis fortement attaché à "notre" exception culturelle, mais une certaine dose de pragmatisme, ça peut servir aussi...
Je suis un peu d'accord avec Jean-Marie le Ray.
A partir du moment où quelque chose est possible, alors, tu peux être certain que des margoulins vont le faire.
Jean-Marie : Attention, je n'ai pas dit que cela ne serait techniquement pas possible, simplement que cela ira trop à l'encontre de la majorité des Registrars (et donc des plus gros) et que cela ne passera pas le cap.
Pas sans amendements pour que les bureaux aient plus de contrôle.
Et nous inquiétez pas : nous sommes certes une exception, mais avec les pieds ancrés dans la terre, avec tout le pragmatisme que cela implique ... je l'ai déjà dit, nous sommes tout sauf des rêveurs
Jean-Marie #36 : Puisqu'on parle de 'domain kiting', j'aimerais comprendre le point que vous évoquez :
"Les registreurs qui pratiquent cette fraude mettent en ligne des mini-sites Web qu'ils alimentent en liens générés par les moteurs de recherche, avec des noms de domaine qu'ils ne paieront jamais. Lorsque les internautes atterrissent sur ces pages, ils cliquent sur les liens et les registreurs encaissent automatiquement l'argent des liens sponsorisés."
qui rémunère qui ? Parce que je pensais que c'était le propriétaire du lien qui rémunérait le moteur... Or là, le propriétaire est bien le registreur ? Ou alors, je n'ai rien compris du tout !
Merci de vos éclaircissements
Juste pour rebondir sur la justesse de métaphore locataire/bail. Je ne suis pas très au fait des 'règles' en la matière, mais nous ne sommes bien QUE locataire d'un nom de domaine et le renouvellement de celui-ci pourrait être assimilé à une reconduction (ou non) de bail, non ?
Le propriétaire est bien le registre, le bureau d'enregistrement pouvant être assimilé à l'agence de location... je pousse trop fort là ?
« Attention, je n'ai pas dit que cela ne serait techniquement pas possible, simplement que cela ira trop à l'encontre de la majorité des Registrars (et donc des plus gros) et que cela ne passera pas le cap. »
Stephan,
on peut compter les registreurs qui pratiquent le domain kiting à l'échelle industrielle sur les doigts de la main, et non seulement les gros n'ont rien pu empêcher du tout, mais en plus certains les ont rejoint, tandis que d'autres sont en train de le devenir, gros, et même très gros, grâce ... au domain kiting. Donc dans la proposition de l'ICANN telle qu'elle est à l'heure actuelle, je me limite à constater qu'en l'état, elle n'est absolument pas viable ni justifiable.
@ Patrick
En l'espèce c'est Google qui rémunère directement les registreurs dont les domaines sont parqués, voir ici : http://www.google.com/domainpark/ En outre, ce système, qui n'était d'abord disponible que pour les sites ou réseaux pouvant justifier de plus de 750 mille pages vues/mois, a été étendu à tout le monde, via un partenariat avec GoDaddy : http://adscriptum.blogspot.com/2006...
Dans le binôme AdSenses/AdWords, l'annonceur paie Google pour les enchères sur les AdWords, et Google paie l'éditeur pour les AdSenses cliqués sur son site, l'éditeur qui, formellement, n'est autre que le registreur dans l'exemple cité. Jean-Marie
Merci Jean-Marie pour votre explication et vos liens. J'ai découvert ainsi sedo... sans commentaire
Merci également pour votre travail de traduction sur votre blog que j'ai découvert grâce à Stephan. C'est une source essentielle pour quelqu'un comme moi qui a beaucoup de difficultés avec la langue anglaise (et les pages non traduites de google
Bonjour à tous !
Suite à l'annonce de l'icann conceranant son intention de varier les prix en fonction de la sémantique du nom de domaine, nous avons mis en ligne une pétition à cette adresse :
http://www.icann-abuse.info
Faites tourner autour de vous !
A bientôt !
Signée ... à titre personnel
le geste n'en est pas moins symbolique
20 inscrits en 2 jours... C'est malheureusement une preuve du désintérêt général... on va dire que c'est à cause du WE !
Rien à voir, mais le mieux étant toujours l'ennemi du bien, ils auraient mieux fait de laisser le site dans l'état (esthétique) du 8 septembre
J'avais oublié de poster ma lettre au patron de l'Icann :
http://forum.icann.org/lists/revise...
Erreur réparée
Puis je relancer le fil de la discussion
Que pensez vous de ce cas d'ecole à savoir
Une société commerciale realisant des sites WEB qui pour le compte de son client facture une prestation de creation et de renouvellement de nom de domaine chez le registar GANDI en multipliant le tarif de Gandi par 5 environ pour les *org * com et par 8 environ pour le Fr ( le registar et l'AFNIC )
N'est ce pas de l'abus et que fait GANDI pour eradiquer de telles pratiques . Y -at-il chez GANDI une charte opposable .
Avec une carte Bleue le renouvellement prend moins d'une minute
Ayant alerté , par email , GANDI j'ai eu une réponse à titre personnel , disons en forme de "langue de bois" .. On ne pouvais internenir etc ...
Bref entre les déclarations du fil ci dessus ... et la réalité pratique j'ai comme l'impression qu'il y a comme un parfum d'hypocrisie ..
Non, là désolé je m'inscrit en faux...Nous sommes dans une économie de marché. Chacun fait ce qu'il veut dans ce domaine.
J'effectue le même genre de service. Comme je ne suis pas commerçant dans l'âme (hélas pour moi), je n'utilise pas un tel coefficient multiplicateur. Pour autant, j'utilise les services de Gandi que mes clients pourraient très bien utiliser eux même.
Mais... bon nombre de mes clients (tous) sont incapables de renouveler à la bonne date sans au minimum, me téléphoner. Incapables d'ignorer les fausses demandes de renouvèlements provenant des registrars voyous. Incapables de configurer la zone DNS et souvent incapables de retrouver leur mot de passe ou d'en assurer la confidentialité. Voir même incapables d'accéder à la boite Email qui était utilisée lors de l'enregistrement (si si)
A leur décharge comment pourrait-il être efficace dans cette gestion en ne pratiquant ce sport qu'une fois par an ?
A supposer que je les laissent faire que ce passerait-il et combien de temps perdrais-je à comprendre pourquoi leur site ou leur messagerie ne fonctionne pas ?
- "Allo monsieur je ne reçois plus mes emails... c'est bizarre"
J'ai tout essayé dans la "souplesse" avec des clients qui utilisaient divers registrars, divers hébergeurs. J'ai même été obligé de leur racheter plusieurs millier d'euros les domaines qu'ils n'avaient pas renouvelé à temps et que d'autres avait "surveillés" pour eux.
Aujourd'hui mon attitude très strict me permet de garantir le fonctionnement de l'ensemble avec la plus grande sérénité et de satisfaire parfaitement mes clients. La règle est simple et c'est non négociable :
- Le domaine est chez GANDI enregistré à leur nom
- Je ne leur livre aucun identifiant (je leur restitue bien entendu sans sourciller en cas de rupture de contrat)
- Je n'héberge que sur mes serveurs
- Il n'ont aucun accès SFTP
- Je n'héberge pas de site fait par d'autres
- Je suis disponible 24h/24 pour résoudre tout leurs problèmes éventuel.... et il y en a très peu !
Alors franchement dans un tel contexte... combien coûte la sérénité lorsque l'on n'est professionnel dans sa branche et que l'on veut un service efficace sans se tracasser de nos petites tambouilles d'informaticiens ... Registrar, DNS, IP, multiples domaines, migration des services, sous-domaines configuration des serveurs, renouvèlements, mise à jour des enregistrements etc. ?
Bon nombre de mes client ne paye leurs domaines que lorsque leur comptabilité à effectué les très lourdes opérations dilatoires. Mais 6 mois après leur site fonctionne tout de même !
Chaque prestataire un est c'est encore heureux à le droit de proposer le prix qui lui semble juste et chaque client à le droit de contracter avec qui il veut.
De plus, le nom de domaine est un détail dans le coût de fonctionnement alors prendre 2, 4 ou 8 fois le prix ou vendre à coté un service de maintenance, franchement c'est un un faux problème.
Je ne revient même pas sur l'attitude de GANDI que vous semblez déplorer car même si le prestataire multipliait par 100 le prix.... qu'y pourrait-ils ?
Et si vous trouvez cela scandaleux, si vous pensez que cela ne prends qu'une minute... n'hésitez pas... faite le vous même. Grace à GANDI c''est 12€ !
@ vulcanix,
Je soutiens totalement la réponse que vous a fait Leon. Pour avoir longtemps facturé le nom de domaine à prix coûtant (donc 12€ pour Gandi), j'ai complétement changé d'attitude après les galères vécues suite aux co.....ries et incapacités (parfaitement décrites par Leon, si, si) de mes clients.
En revanche je suis toujours sidéré de voir à quels tarifs notre opérateur national continue de placer ses offres 'pro' et les équipes de branquignoles qu'il y a derrière.
Mais ça ne vous géne pas parce qu'il ne se fournit pas chez Gandi.
Désolé de vous couper votre effet... prenez des vacances
ll faudrait évaluer le temps et le travail effectivement accompli, mais il est normal que nos revendeurs facturent leur prestation. C'est toujours une adéquation entre vos besoins réels et le tarif qui vous est proposé : si vous estimez que le rapport prix/prestations est déséquilibré, rien ne vous interdit de changer.
C'est vous le client, c'est vous qui détenez le pouvoir : exercez le !
Le mardi 17 juillet 2007, 17:26 par stephan
"ll faudrait évaluer le temps et le travail effectivement accompli,..."
Éternel dilemme pour qui a encore un soupçon d'éthique professionnelle : marger ou non sur les " fournitures" ? les comptables ( et le fisc ) nous poussent à la plus-value commerciale , et pourtant, on peut résister face à la marchandisation du monde !
Ce n'est pas seulement vrai dans le domaine de l'informatique ...
Pour ma part , exerçant une activité à mi-chemin entre prestation "intellectuelle" ( conception bioclimatique) et " physique" ( assistance à la mise en œuvre des solutions préconisées) , j'ai choisi de séparer mes descriptifs de devis et factures en trois domaines : ce qui est fourniture et matériaux est à prix coûtant , en toute transparence, transport sur site compris : je cherche au contraire à négocier les meilleurs prix pour mon client ! . En contrepartie, mes heures de travail sont scrupuleusement comptabilisées à partir de la première minute de prise en charge d'un projet , déplacements et amortissements compris . Je facture même mes devis !. C'est hautement pédagogique, pour réellement réhabiliter la valeur travail, et non pas la vénalité & le capital-spéculatif . Troisième volet , afin de pouvoir revendiquer la paternité morale d'éventuelles " inventions" , je les détaille dans le descriptif devis et facture ( j'ai l'intention d'ailleurs de les enregistrer en Créatives Commons ou un truc du genre pour empêcher quiconque d'un jour les breveter et d'en tirer des droits patrimoniaux , attitude vénale néfaste ( pléonasme) à la divulgation de l'innovation...)
ça peut paraître hors sujet , mais en fait , qu'est-ce qui empêche de faire un truc similaire dans le domaine de l'informatique, des arts, de la culture , ...
Les " habitudes" ??? Ou la vénalité ???
si via GANDI un nouveau fil de discussion pouvait se créer , dans le but de réfléchir à des pratiques créatives rénumératrices ET éthiques, je suis preneur.... surtout si quelqu'un peut m'éclairer sur l'aspect moral de la propriété intellectuelle ...
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