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Nouveaux gTLDs, dernières informations

On peut se demander, à juste titre, l’intérêt de proposer et de lancer des dizaines, des centaines et peut-être dans quelques années des milliers de nouvelles extensions, sachant que l’on a déjà un peu de mal à s’y retrouver parmi les 240 + extensions déjà existantes.

Il est reconnu que l’espace de nommage et particulièrement celui des .com est actuellement saturé et pourtant cette dernière extension fait toujours l’unanimité parmi les utilisateurs du web. Il est associé à une connotation mondiale utilisée par les sociétés pour leurs sites institutionnels. Seuls quelques marchés tels que le Royaume-Uni ou l’Allemagne s’identifient plus naturellement à leur extension pays (.co.uk et .de).

Si le succès de ces nouvelles extensions est au rendez-vous, combien de temps faudra-t-il pour changer les vieilles habitudes des utilisateurs ? Des efforts colossaux en termes de communication devront accompagner le lancement de la nouvelle extension.
Vous voyez vous rechercher vos chaussures favorites sur le web en inscrivant dans votre navigateur lunarglide3.nike au lieu, finalement, de http://nikerunning.nike.com/nikeos/p/nikeplus/fr_FR/products/lunarglide3?pid=408950 ??

Ne voyez-vous pas déjà les affiches du type

Ou encore arcdetriomphe.paris

Nous n’en sommes finalement pas encore là, mais c’est probablement ce qui nous attend dans un futur plus ou moins proche, disons en 2014 – 2015.


Le dépôt des dossiers de candidature pour se proposer à gérer une extension du type, .marque, .pays, .continent, .sport, …. commencera à compter du 12 janvier 2012 pour se terminer le 12 avril (de la même année ;-)).


Quelques raisons qu'une entreprise peut avoir à disposer de son propre TLD : 

- Marketing, parce que disposer de son propre TLD revient à s’approprier son propre espace sur l’Internet en définissant sa politique de nommage. Il est difficile de mesurer à ce stade l’impact des nouvelles extensions sur les algorithmes de référencement des moteurs de recherches.
Les nouvelles extensions offrent cependant une opportunité très intéressante aux sociétés et titulaires de marques. En enregistrant un nombre significatif de noms de domaine, la recherche par un consommateur fidélisé devient plus intuitive et pourrait éventuellement se substituer au moteur de recherche. Exemple : clio.renault.
Cela nécessite cependant un gros travail de paramétrage et de redirection vers le contenu approprié, mais évite au consommateur d’être dirigé vers une page ne correspondant pas à un contenu officiel et non maîtrisé par la société. Une façon de remettre la barre d’adresses au centre de la navigation, elle qui est trop souvent dénigrée par les utilisateurs en faveur de la barre de recherche des différents moteurs.
Les TLDs existants et notamment les extensions pays restent des atouts précieux dans la politique de noms de domaine. Ils pourraient toutefois à terme ne plus avoir le même rôle qu'ils ont aujourd'hui. Ils devront, quoi qu’il en soit, être maintenus pendant un certain nombre d’années.

- Juridiques, parce qu'une fois que le TLD aura acquis une certaine notoriété, l'entreprise disposera d'un "espace" bien à elle, sous contrôle, sur lequel elle détiendra une maîtrise juridique élargie.
Les attaques de tiers sur d'autres TLDs que le TLD officiel perdront donc en importance, même s'il ne faudra pas complètement les négliger pour autant.

- en termes de sécurité aussi, parce qu'un TLD unique pourra offrir plus de sécurité pour ses utilisateurs même si les pirates ne sont jamais à court d’idée en matière de phishing.


Alors, allons-nous réellement assister à un grand changement ? Ce qui est certain, c’est que le lancement est acté depuis la réunion de l’ICANN du mois de juin à Singapour. Les nouvelles extensions verront donc bel et bien le jour. 

La mise en place de programmes de surveillance de noms de domaine deviendra impérative tant le scope de la recherche et par conséquent le nombre de résultats sera élargi. Il faut bien évidemment se préparer à réviser à la hausse les budgets liés à la gestion du portefeuille noms de domaine. 

Nous espérons que ces quelques informations vous seront utiles. N’hésitez pas à contacter notre division Corporate si vous envisagez de lancer votre .marque, nous serons ravis de vous aider dans la préparation du dossier à soumettre à l’Icann ainsi que sur les aspects techniques inhérents à la fonction de registre.

Le temps est compté : en dépit de la douce période estivale, il s’agit bien de la dernière ligne droite avant la plus importante révolution connue par notre industrie depuis la naissance de l’Internet.