Nouveaux gTLDs, dernières informations
Par Arti le mercredi 27 juillet 2011, 17:56 - Internet - Lien permanent
Après maintes et maintes discussions, l’ICANN réuni à Singapour en juin dernier, a confirmé le lancement du processus des « nouveaux gTLD » commencé il y a trois ans à Paris. D’ici 2 -3 ans, nous devrions assister à un changement de l’Internet et choisir parmi de nombreuses nouvelles extensions.
On peut se demander, à juste titre, l’intérêt de proposer et de lancer des dizaines, des centaines et peut-être dans quelques années des milliers de nouvelles extensions, sachant que l’on a déjà un peu de mal à s’y retrouver parmi les 240 + extensions déjà existantes.
Il est reconnu que l’espace de nommage et particulièrement celui des .com est actuellement saturé et pourtant cette dernière extension fait toujours l’unanimité parmi les utilisateurs du web. Il est associé à une connotation mondiale utilisée par les sociétés pour leurs sites institutionnels. Seuls quelques marchés tels que le Royaume-Uni ou l’Allemagne s’identifient plus naturellement à leur extension pays (.co.uk et .de).
Si le succès de ces nouvelles extensions est au rendez-vous, combien de temps faudra-t-il pour changer les vieilles habitudes des utilisateurs ? Des efforts colossaux en termes de communication devront accompagner le lancement de la nouvelle extension.
Vous voyez vous rechercher vos chaussures favorites sur le web en inscrivant dans votre navigateur lunarglide3.nike au lieu, finalement, de http://nikerunning.nike.com/nikeos/p/nikeplus/fr_FR/products/lunarglide3?pid=408950 ??
Ne voyez-vous pas déjà les affiches du type

Ou encore arcdetriomphe.paris
Nous n’en sommes finalement pas encore là, mais c’est probablement ce qui nous attend dans un futur plus ou moins proche, disons en 2014 – 2015.
Le dépôt des dossiers de candidature pour se proposer à gérer une extension du type, .marque, .pays, .continent, .sport, …. commencera à compter du 12 janvier 2012 pour se terminer le 12 avril (de la même année ;-)).
Quelques raisons qu'une entreprise peut avoir à disposer de son propre TLD :
Les nouvelles extensions offrent cependant une opportunité très intéressante aux sociétés et titulaires de marques. En enregistrant un nombre significatif de noms de domaine, la recherche par un consommateur fidélisé devient plus intuitive et pourrait éventuellement se substituer au moteur de recherche. Exemple : clio.renault.
Cela nécessite cependant un gros travail de paramétrage et de redirection vers le contenu approprié, mais évite au consommateur d’être dirigé vers une page ne correspondant pas à un contenu officiel et non maîtrisé par la société. Une façon de remettre la barre d’adresses au centre de la navigation, elle qui est trop souvent dénigrée par les utilisateurs en faveur de la barre de recherche des différents moteurs.
Les TLDs existants et notamment les extensions pays restent des atouts précieux dans la politique de noms de domaine. Ils pourraient toutefois à terme ne plus avoir le même rôle qu'ils ont aujourd'hui. Ils devront, quoi qu’il en soit, être maintenus pendant un certain nombre d’années.
- Juridiques, parce qu'une fois que le TLD aura acquis une certaine notoriété, l'entreprise disposera d'un "espace" bien à elle, sous contrôle, sur lequel elle détiendra une maîtrise juridique élargie.
Les attaques de tiers sur d'autres TLDs que le TLD officiel perdront donc en importance, même s'il ne faudra pas complètement les négliger pour autant.
- en termes de sécurité aussi, parce qu'un TLD unique pourra offrir plus de sécurité pour ses utilisateurs même si les pirates ne sont jamais à court d’idée en matière de phishing.
Alors, allons-nous réellement assister à un grand changement ? Ce qui est certain, c’est que le lancement est acté depuis la réunion de l’ICANN du mois de juin à Singapour. Les nouvelles extensions verront donc bel et bien le jour.
La mise en place de programmes de surveillance de noms de domaine deviendra impérative tant le scope de la recherche et par conséquent le nombre de résultats sera élargi. Il faut bien évidemment se préparer à réviser à la hausse les budgets liés à la gestion du portefeuille noms de domaine.
Nous espérons que ces quelques informations vous seront utiles. N’hésitez pas à contacter notre division Corporate si vous envisagez de lancer votre .marque, nous serons ravis de vous aider dans la préparation du dossier à soumettre à l’Icann ainsi que sur les aspects techniques inhérents à la fonction de registre.
Le temps est compté : en dépit de la douce période estivale, il s’agit bien de la dernière ligne droite avant la plus importante révolution connue par notre industrie depuis la naissance de l’Internet.















Commentaires
D’ici 2-3 ans, il n’est pas sûr que la “barre d’adresse” soit encore un élément par défaut des navigateurs (surtout mobiles), ce qui relativise l’importance de ces nouveaux gTLDs.
Taper une adresse dans un navigateur n’est pas le moyen le plus utilisé pour arriver à un site, on passe plus par la recherche ou les liens sur les réseaux sociaux et autres.
Bonjour,
Quelle révolution à venir ! Une question : pour exister en tant que marque et faire le dossier de demande de Tld, il faut bien faire le dépôt près de l'INPI non ? Quelle manne financière !
De plus, les investissements pour arriver à donner une notoriété aux marques qui ne sont pas déjà connues seront énormes.
Mais la machine est en marche, et comme vous dites, c'est la dernière ligne droite...
L'ouverture d'extension est toujours positive, je m'inquiètes plus par l'adoption de ces extensions par le grand publique. ça va etre tres dur...
Je voie deux face caché à cette libéralisation, un squatage d'une extension complète quand elle est relâché pour x raison et de l'autre pour ceux qui font du netlinking de trés gros contrat à venir.
Quel serait le cout pour le dépôt gTLD ?
Le principal problème de ces nouvelles extensions, est que la communication publicitaire sur les noms de domaine risque de ne plus rendre identifiable le nom des sites web, si on y accède encore en tapant une URL ou juste un nom de domaine dans la barre d'adresse (et de recherche) du navigateur.
Si les gTLD commencent à pulluler, il risque bien d'y a voir de sérieux conflits d'interprétation de ce qu'on saisit dans la barre d'adresses, particulièrement pour les navigateurs qui ont mis dans la même barre la saisie d'une URL plus ou moins complète (voire limitée au seul nom de domaine, le protocole HTTP et les autres séparateurs deux-points et les slashes étant implicites), et la volonté d'effectuer une recherche.
En conséquence, ce sont les moteurs de recherche qui devraient s'adapter à la saisie, afin de favoriser les noms de domaine (et non pas les recherches, qui sont largement sponsorisés), pour s'assurer qu'en cas de défaut de réponse du DNS, au moins le serveur de recherche retournera bien en premier dans sa page le bon nom de domaine...
Toute cela fait alors passer la fonction (commerciale) de réserver certains mots-clés pour qu'ils s'affichent sur la première page d'une recherche vers la charge d'un enregistrement de domaine, dans des sociétés concurrentes (les registres de domaine, via les registrars).
On peut se dire que c'est pour le bien de la concurrence (les moteurs de recherche ont établi un business clé dans la vente des mots-clés pour leurs pages de résultats de recherches, notamment Google depuis longtemps mais aussi Bing depuis son retour sur le devant de la scène, ou encore même les réseaux sociaux tels Facebook, eux aussi par leurs barre de recherche intégrée). Le problème étant toutefois qu'il n'y aura aucune politique relative au contenu ou la sécurité, concernant les noms de domaines réservés, à partir du moment où ils ont été enregistrés (finalement à très bas coût, en comparaison des coûts de réservation de mots-clés auprès des différents services de recherche): pour moins de 20 euros, on peut s'acheter un nom de domaine sur la seule base du premier-demandé, premier-servi, et le garder quasi indéfiniment pour un prix dérisoire (au contraire des coûts de réservation de mots-clés, dont les coûts déjà bien plus élevés, et même crossient en fonction de leur seule "popularité", voire aussi souvent selon les objectifs commerciaux du service de recherche, ou en fonction de l'évolution de certaines actualités (à la hausse comme à la baisse) !
Étant donné le risque de cybersquattage récurrent dans les noms de domaines, je ne suis pas sûr que les moteurs de recherche et services sociaux seront près à collaborer aussi facilement pour assurer que les noms de domaine saisis resteront bien ceux finalement sélectionnés par défaut en tête des listes de recherche. On va alors assister à un conflit certain d'intérêts. Je ne suis donc pas convaincu que ces noms de domaines (au départ une solution technique permettant de faciliter la saisie et la mémorisation des URL et de leur association à une entité : personne, société ou marque) auront l'intérêt qu'on leur attribue, ni que cela rendra le web plus facile à naviguer (car au moins les moteurs de recherche ont établi des critères de "pertinence" dans leurs résultats, ce qu'aucun nom de domaine ne permet d'établir !)
On se demandera alors à qui faire confiance : aux noms de domaines (déjà malmenés par l'utilisation si contestée du "wildcard-squatting" imposé dans les serveurs DNS de nombreux fournisseurs d'accès, qui tentent alors d'imposer aux utilisateurs leurs propres recherches ou leurs annonceurs et partenaires commerciaux, mais aussi de la part de certains registres globaux comme .cm pour le Cameroun, très largement cybersquatté), ou aux moteurs de recherche (que ce soit Google ou Bing, omniprésents), ou aux services sociaux (tels Facebook, via ses "Pages" — avec la majuscule, pour les sociétés, marques ou "fans" de certains artistes ou produits — ou ses "groupes" d'intérêt, largement utilisés pour le profilage et le ciblage publicitaire des utilisateurs, voire même pour leur flicage ou la censure dans certains pays qui imposent leurs fonctions de filtrage et de redirection vers des sites et pages "approuvés").
On va donc aussi se retrouver non plus avec une concurrence entre les registrars (pour les registres gTLD dits "partagés") mais maintenant aussi entre les registres commerciaux qui vont commencer à pulluler. On risque bien aussi de ne plus savoir à quoi correspond finalement un nom de domaine, et finalement les utilisateurs risquent bel et bien de ne plus vouloir du tout avoir à saisir un nom de domaine (hormi peut-être une URL complètement formée, simplement transmise par copier-coller ou par les barres de "signets" ou "favoris" des navigateurs, ou les icônes de liens d'un système d'exploitation, qui en interne stockent aussi des URL complètes que les utilisateurs n'ont plus à retenir ou taper ni contrôler).
De plus je ne suis pas convainsu que l'ICANN soit en mesure de multiplier le nombre de relations avec une quantité énorme de nouveaux registres gTLD, et de leur faire appliquer son contrat. On va alors voir se développer des services tiers chargés de vérifier la légalité de ces registres, mais aussi à des extensions dans les logiciels de sécurité, qui classeront la pertinence, la sécurité et la bonne gestion de nombreux registres, voire même proposer aux utilisateurs d'en bannir complètement certains. On risque aussi le développement d'une concurrence dans les serveurs DNS et finalement une banalisation du système des "widcard" dits "transparents" et supposés "aider" les utilisateurs.
Quoi qu'on en dise, ce système de DNS complètement ouvert sera en conflit ouvert avec tous les objectifs commerciaux des moteurs de recherche, services en ligne de recherche par mot-clé d'intérêt, et même avec les fournisseurs d'accès qui risquent de ne même plus vouloir supporter non plus cette prolifération. On n'est même pas assuré que les serveurs DNS clients tiers, tels OpenDNS, puissent rester accessibles, étant donné les techniques de redirection de recherche DNS vers d'autres serveurs (y compris par squatting et redirection de leurs adresses IP) que les FAIs (et les censeurs gouvernementaux de certains pays) seront tentés d'imposer aux internautes, afin d'imposer pour eux la seule utilisation d'un serveur DNS obligatoire, qui fera le tri entre les gTLD "acceptables" et ceux qu'ils ne veulent pas voir !
On n'est plus très loin de l'explosion totale d'un espace de nommage global et commun à tous, où les FAIs et différents services seront sensés suivre une politique commune de référencement. Par la suite, c'est TOUTE l'interopérabilité et l'interconnexion de l'Internet qui risque d'exploser, ce qui conduira la fragmentation de *L’* Internet en autant de réseaux privés offrant chacun une vue différente (et uniquement locale) de ce que les FAI voudront bien présenter à leurs abonnés (pour qu'ensuite les FAIs puissent aussi développer un nouveau business parasitaire, pour interconnecter ou non certains autres services selon leurs propres conditions commerciales).
Espérons que d'ici là, l'IPv4 sera mort et quau contraire, l'IPv6 rendra complètement interdit toute redirection d'adresse IP, afin de maintenir un espace réellement global, unique et sécurisé de référencement des contenus. Sinon IPSEC a de beaux jours devant lui (et aussi le commerce des certificats de sécurité) puisque plus rien ne permettra de s'assurer (que ce soit le nom de domaine, ou l'adresse IP) qu'une URL sera accessible par tous et conduira bien là où on le voulait, y compris sur le long terme. La volonté de Internet Society de faire que les contenus du web aient des URLs stables et universelle risque bien d'être très déçue si c'est tout le système d'adressage qui est ainsi malmené.
Et on reviendra alors uniquement à quelques registres gTLD réputés "sûrs" ou réellement capables de prendre en compte les problèmes de sécurité, de cybersquatting, de détournement de traffic à l'insu des internautes. En fin de compte des gTLD réellement globaux (et historiques) risquent en fait de devenir une référence incontournable, et ce sont tous les nouveaux gTLD alternatifs (et même les ccTLD nationaux) qui risquent d'en pâtir, ou de ne pas résister à la nécessité de maintenir un business plan viable.
A la suite de quoi, on assistera à une reconcentration des registres nationaux et globaux, gérés par de grosses sociétés, qui seront seules en mesure de répondre à la demande croissante de sécurisation. Et même ces sociétés de gestion de registres (qui au passage s'occupent aussi, via leurs nombreuses filiales, de la revente de certificats de sécurité pour IPSEC, et de la fourniture d'un tas d'autres services, y compris l'hébergement DNS, l'hébergement web, la conception et le design de sites, la promotion payante de ces contenus) seront en conflit ouvert (encore...) avec les objectifs commerciaux des moteurs de recherche et services sociaux (bien plus puissants car ils engrangent des revenus bien plus conséquents sans être contraints par autant d'obligation, et notamment sans l'obligation de référencer des contenus qu'ils ont décidé de ne PAS montrer).
Hmmm.... Un beau bordel à venir, et la fin annoncée de l'Internet ouvert.
Et derrière toute cette discussion ci-dessus, il va se poser un problème encore plus ardu pour les concepteurs de contenus ? Comment pourront-ils s'assurer que leur contenu soit non seulement *visible* mais aussi simplement *accessible* par le public qu'ils visent?
Ne va-t-on pas assister à la nécessité, pour les auteurs de contenus, d'assurer leur présence globale par la la réservation de plus en plus nombreux noms de domaines (un par TLD, selon que tel ou TLD est plus ou moins accessible par un public visé)?
Et ne va-t-on pas non plus assister de l'autre côté à la nécessité, pour les abonnés des FAIs, de devoir souscrire des options (payantes) pour accéder à certains TLD voire même certains services? Regardez ce qui se passe déjà dans l'Internet mobile, où l'accès "universel" est très largement surfacturé, uniquement pour obtenir ce droit d'accès, sauf si on souscrit à certaines options en payant directement le FAI et non le site ou service voulu: par exemple, les options payantes donnant un accès dit "illimité" à Facebook depuis un smartphone, des options qui s'ajoutent déjà à des plans d'abonnement de plus en plus chers, des plans qui tous prévoient aussi un maximum à ces options "illimitées" et au delà duquel tout mégaoctet supplémentaire est automatiquement refacturé à des prix exhorbitants (quoi que soit ce sonctenu, y compris si ce trafic est causé par des difficultés de reconnexion, ou simplement à cause de l'installation *obligatoire* de composants clients chargés de faire de la synchronisation, qu'on lise ou non ce contenu synchronisé).
Déjà l'internet mobile est fragmenté (lisez les restrictions imposées, ne serait-ce déjà qu'en terme de protocole, mais aussi d'utilisation, telles que l'interdiction du streaming, de la voix sur IP, et même de l'email, même si ces utilisations sont parfaitement légales)... Je ne suis as sûr que la multiplication des TLD va aider les internautes finaux à rerouver leur chemin vers les services et contenus qu'il veulent et dont ils entendront la promotion publicitaire par d'autres moyens, des services supposés gratuits ou peu onéreux mais donts les FAI factureront des frais d'accès parasitaires de plus en plus chers.
Comment alors, pour les petits auteurs de contenu indépendants, assurer une présence dans cet espace global? On risque fort d'assister alors à une concentration excessive des fournisseurs de contenus envers quelques sociétés surpuissantes, seules capables de monétiser et rentabiliser leur présence non pas en achetant cette présence envers les autres sous-réseaux de l'internet fragmenté, mais au contraire en faisant payer ces sous-réseaux pour simplement les autoriser à fournir leur contenu gratuitement aux internautes connectés à ces grands services d'accès.
Il est grand temps de se poser la question de si on veut réellement encore un internet ouvert, avec un espace de nommage commun, partagé par tous, avec une politique ou une charte commune, basée sur des délégations entre les relations de confiance à plusieurs niveaux, dans des hiérarchies qu'il est encore possible d'inspecter et faire respecter.
Mais le cybersquatting, la perte de confiance des internautes (qui ne savent plus à quel service ils se connectent, et dont aussi bien les fournisseurs d'accès et les fournisseurs de contenus se débarassent de leur reponsabilité, tandis qu'on responsabilise d'office les internautes par la loi, sans que ceux-ci puissent rien contrôler du tout puisqu'ils n'auront aucun moyen réel de connaitre les identités de chacun et même de mesurer la portée des données qu'ils échangent via la réseau d'accès) vont miner ce terrain.
Personnellement je ne suis pas favorable à cette explosion des TLD (dont l'ICANN sera incapable de faire respecter ses contrats et chartes). Je préfère nettement que les URL restent stables, et que les fournisseurs de contenus ne soient plus obligés d'avoir un nom de domaine lisible. Le nom de domaine deviendrait alors une entité technique, au même titre que l'adresse IP, qui dant le contexte d'IPv6, deviendrait aussi stable et portable qu'un nom de domaine.
Quand aurons-nous accès enfin au support natif d'IPv6 avec nos fournisseurs d'accès ? Car qu'est-ce qui empêche réellement de promouvoir un contenu et le rendre accessible uniquement avec dans l'URL uniquement une adresse IPv6 stable et bien plus parfaitement sécurisée qu'un nom de domaine?
Pour promouvoir cette URL technique, on pourra aussi bien lui donner un nom pas trop long via les "URL-shorteners" (comme bit.ly ou goo.gl), ce qui sera suffisant aussi pour être présent dans les réseaux sociaux, sur les accès mobiles, les communications interpersonnelles, et même dans les résultats de moteurs de recherche connus (qui savent lire ces redirections et peuvent afficher dès lors l'URL technique même si elle contient une IPv6 et non un nom de domaine.
IPv6 n'est-il pas alors le futur, plus sûr et plus stable, qui remplacera alors l'utilité des noms de domaines? Le reste passant alors par le système actuel de réservation de mots-clés dans les moteurs de recherche et services sociaux.
Il est vrai que l’intérêt marketing est la. Dès qu'une extension est créee, toutes les grandes marques achètent le domaine pour éviter le cyber-squatting.
Mais d'un autre coté, il y a aussi un coté fun et créatif, des .euro, .mode, etc.. ca pemet de faire des domaines sympas : depeche.mode