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Balkany, l'information qui n'est pas vérifiée mais relayée quand même et Gandi.

Ceux qui nous suivent depuis toujours et qui n'ont pas la visibilité complète de ce qu'il s'est réellement passé, peuvent légitimement s'interroger sur la véracité des faits. 

Nous pensions ici que 12 années de militantisme citoyen, de procès assumés, de jurisprudence à notre nom (et qui ne remonte pas simplement à la période bénie dans l'imaginaire collectif de l'avant 2005, par exemple Charal et L614 qui filmait leurs procédés d'abattage en 2009 je crois), de clients satisfaits sur ce point précis suffiraient à nous protéger de tels agissements. L'instantanéité de l'information actuelle et le fait que peu de monde prenne le temps de vraiment lire et de comprendre nous prouvent le contraire. Et sans doute que nous devrions systématiquement faire de la communication sur toutes les choses "bien" que nous faisons. Ou pas.

Un petit rappel des faits donc :

Aujourd'hui, lorsque nous recevons une plainte externe qui concerne un site hébergé dans l'un de nos centres de données (ce qui est très peu souvent le cas en regard du nombre de plaintes reçues impliquant davantage des clients domaines), et si cette dernière concerne un site hébergé sur un serveur cloud Gandi, la première chose que nous devons légalement faire est d'évaluer son caractère "manifestement" illégal.

Oui, vous avez bien lu. 

Nous, hébergeur et absolument pas magistrats, la Loi nous demande de juger si un contenu est "manifestement" illégal. Fabuleux non ?

Dans ce cas précis, on en discute en interne (ce qui n'arrive pas tout le temps, mais là plusieurs choses étaient à évaluer) et nous décidons que le bonnet d'âne peut être gênant légalement pour l'éditeur, et que donc il serait bien de l'en informer.

Pourquoi ? Parce que nous voulons protéger notre client en l'informant de la plainte, et de ses aspects qui peuvent être un point d'accroche au sens légal du terme pour la partie "adverse", et aussi de prémunir Gandi contre toute poursuite de l'une des parties sur un différent dans lequel nous n'avons rien à voir.

A ce sujet, il faut bien comprendre que nous sommes poursuivis très régulièrement (aka tout le temps) par des gens qui pensent qu'il sera plus facile d'obtenir de l'argent sur notre dos plutôt que sur celui d'un particulier, et/ou de se faire de la publicité parce que nous sommes connus et exposés. Visiblement, c'est également le cas de certains journalistes sur le second point, mais cela est un autre débat, et je suis un salaud pour m'attaquer à tout ce qui porte une carte de presse (ou pas d'ailleurs), mais j'assume.

Nous décidons donc de faire partir un courrier à l'éditeur du site pour lui dire qu'il y a une plainte en cours contre lui, et qu'il doit prendre toutes ses responsabilités pour faire en sorte que les deux parties trouvent un terrain d'entente, mais sans Gandi au milieu. Alors certes, le verbiage juridique peut impressionner, et d'ailleurs nous l'avons reconnu et expliqué immédiatement et publiquement, mais cela reste un courrier juridique qui doit amener nos clients à comprendre la "gravité" légale de la situation. Je ne vous énumère pas le nombre de sites qui vendent du cannabis en ligne (pour prendre un seul exemple un peu drôle) et qui ont du mal à comprendre que ce n'est pas forcément une bonne idée :)

Alors oui, nous DEVONS mettre la pression, autant pour nos clients que pour nous même, mais nous nous assurons, lorsque cela est nécessaire (client pas compris ce qu'il se passait) le suivi personnalisé effectué après ce premier courrier, que notre client connaît ses droits et assume donc ses choix en toute connaissance de cause. Pour vote inutile, c'est parfaitement le cas par exemple. Ceci précisé, j'ai quand même fait modifier partiellement le premier courrier pour qu'il soit plus littéral et moins juridique.

Maintenant, pour être clair et essayer de répondre simplement aux questions que vous êtes nombreux à nous poser :

- A-t-on bloqué, fermé, conseillé de fermer, censuré le site ? NON, en aucune façon.

- A-t-on communiqué les coordonnées de l'éditeur du site au plaignant? NON, nous avons communiqué les coordonnées du propriétaire du serveur.

- Est ce que le client a eu un souci sur notre traitement de ce dossier : NON (ou alors je ne suis pas au courant^^). Voir son Tweet de ce matin par exemple : " 14m

Mon site n'a jamais été coupé par@gandi_net, la pression exercée par@Patrick_Balkany a été vaine, il est bon de le rappeler"

Pour finir, et histoire que tout cela serve à quelque chose : allez sur le site de notre client (http://voteinutile.fr/patrick-balkany), et votez pour des politiques, si cela est possible, qui sont présents pour défendre vos droits et ne portent pas plainte systématiquement lorsque que quelqu'un les critique, même "vertement". 

NB : Billet édité sur certains points pour clarifier suite à des remarques (notre client, visiteurs ...).