Selon une enquête menée par la société de recherche axée sur les jeunes, YouthInsight, en collaboration avec la Molly Rose Foundation, un groupe dédié à la responsabilisation technologique des adolescents, les adolescents parviennent facilement à contourner l’interdiction australienne concernant l’utilisation des réseaux sociaux par les moins de 16 ans.
Pour faire simple, l’enquête indique que l’interdiction ne parvient pas à maintenir hors des réseaux sociaux la majeure partie de la tranche concernée des adolescents australiens.
À garder en tête : selon YouthInsight, ces informations proviennent d’une enquête en ligne menant 1 050 Australiens âgés de 12 à 15 ans — ce qui, inutile de le dire, ne couvre probablement pas les enfants qui ont été entièrement écartés d’Internet par l’interdiction. Par ailleurs, l’enquête a été réalisée le mois dernier, alors que l’interdiction avait environ trois mois d’application.
L’enquête a révélé que plus de 60 % des jeunes qui étaient utilisateurs des réseaux sociaux avant l’entrée en vigueur de l’interdiction affirment avoir encore accès à au moins une des plateformes interdites. L’interdiction initiale couvre TikTok, Facebook, Instagram, Threads, X, Snapchat, YouTube, Reddit, Kick et Twitch.
Selon les informations, YouTube, TikTok et Instagram ont conservé la moitié de leurs utilisateurs de moins de 16 ans en Australie.
Par ailleurs, deux tiers des répondants estiment que les plateformes elles-mêmes n’ont pris « aucune mesure » pour les interdire. Cela signifie qu’ils ne se contentent pas de contourner les restrictions avec facilité ; c’est comme s’il n’y avait aucune restriction.
Le mécanisme de l’interdiction repose sur le fait que les entreprises technologiques doivent elles-mêmes trouver un moyen d’exclure les jeunes de leurs plateformes, ou risquer des amendes équivalentes à 33 millions de dollars américains — du moins en théorie.
Dans les faits, à partir du mois dernier, l’Australie annonçait que 5 millions de comptes de réseaux sociaux avaient été désactivés ou supprimés, mais que la conformité de la part des plateformes ne la satisfaisait pas. Le pays examinait des mesures d’application à l’encontre de Meta, Snapchat, TikTok et YouTube.