La réponse est un lièvre des Alpes.
J’avoue qu’il m’a fallu un temps embarrassant pour repérer le lièvre — peut-être un témoignage de la façon dont les lièvres des Alpes se sont parfaitement adapt és pour se dissimuler face à des prédateurs de montagne. En capturant cet exploit remarquable de camouflage, le photographe allemand Luca Lorenz a été choisi comme photographe de la nature de l’année 2026 par la Société allemande de photographie de la nature (GDT).
« Cela signifie énormément pour moi qu’une image d’une espèce aussi discrète puisse attirer autant l’attention », a déclaré Lorenz dans sa déclaration de victoire. « Les lièvres des Alpes comptent énormément pour moi et, face aux défis importants auxquels l’espèce est confrontée, sensibiliser le public et soutenir la recherche sur ces animaux extraordinaires est plus important que jamais. »
Chaque année, la GDT organise ce concours international de photographie pour rendre hommage à la diversité de la nature répartie sur sept catégories. Cette année, près de 9 000 candidatures en provenance de 15 pays ont soumis leurs photographies. Les œuvres des finalistes sont présentées en personne lors du festival annuel de photographie de la nature de la société, qui aura lieu cette année à Lünen, en Allemagne, en octobre. Le concours vise à attirer l’attention sur l’« interaction finement équilibrée entre habitats, plantes, animaux et microorganismes qui soutiennent la vitalité et la résilience de notre planète ».
Nous avons sélectionné quelques-uns de nos favoris dans la galerie des finalistes, mais vous pouvez voir l’intégralité de la sélection ici.
Courlis d’Eurasie devant JadeWaserPort
GDT affirme que ce concours vise à représenter l’équilibre dans la nature — y compris l’équilibre entre la faune et les constructions humaines. Cette photo, prise par le photographe allemand Christian Kosanetzky, a obtenu la deuxième place ex aequo dans la catégorie « Oiseaux ». Un courlis d’Eurasie peut être vu vacillant à travers le cadre alors que la marée monte au JadeWeserPort, le plus grand projet portuaire d’Allemagne.
La pratique porte ses fruits

Dans cette photo réalisée par le photographe allemand Jens Cullmann, une jeune grenouille-buffle africaine bondit en avant, la langue tendue, pour atteindre une friandise sur un buggy — mais échoue. Cette image plutôt attendrissante a remporté la première place dans la catégorie « Autres animaux ». Espérons que, comme le suggère le titre, avec suffisamment de pratique, la jeune grenouille-buffle africaine sera bientôt capable de se nourrir elle-même.
Dragon de lave

Cette vue aérienne saisissante d’un champ de lave actif semble tout droit sortie d’un film de science-fiction. Jeroen Van Nieuwenhove d’Islande a remporté la deuxième place dans « Studio de la Nature » pour cette photographie, qui montre vraiment comment des phénomènes naturels peuvent prendre des formes étonnantes — sans Photoshop nécessaire. L’image a été capturée lors de l’éruption de 2023 du volcan Litli-Hrúter en Islande, selon Van Nieuwenhove.
Abri

Cette photographie de Preeti John des Émirats arabes unis donne l’impression d’avoir été dessinée à la main au charbon. Mais ce n’est pas un dessin — c’est une véritable photographie d’un veau d’éléphant cherchant refuge du soleil brûlant dans le parc national d’Amboseli, au Kenya.
Dominance

Dans cette photographie, finaliste de la catégorie « Mammifères », deux mâles de bouquetins des Alpes s’affrontent pour déterminer qui est le plus fort. Selon le photographe allemand Tobias Büttel, les bouquetins établissent généralement ce rituel en été afin d’économiser de l’énergie en décembre, mais ces deux-là ont décidé de s’y livrer fin novembre. Ils ont finalement cessé de se battre et ont remonté ensemble la pente de la montagne, a-t-il précisé.
Œuvre souterraine

Vous pourriez trouver quelque chose de similaire à cette photographie dans un musée d’art quelque part, mais ce n’est pas une peinture — c’est une disposition rythmiquement étrange de chauves-souris avançant sur une surface texturée. Pour cette œuvre, le photographe allemand Linus Reimschüssel a reçu une place de finaliste dans la catégorie « Mammifères ».
Confrontation

Dans cette photo, deux mouches se font face au sommet d’un champignon malodorant connu sous le nom de « doigts du diable », selon le photographe allemand Julius Stratmann. L’image était finaliste dans la catégorie spéciale biodiversité. Le champignon étrange dégage des odeurs piquantes pour attirer les insectes — pas comme proies, mais pour que ces derniers puissent aider le champignon à se reproduire.
Se sentir petit

Enfin et surtout, la photographe allemande Anja Diel a capturé une image à la fois inquiétante et belle d’un hêtre s’étirant vers le ciel, entouré d’un épais brouillard. L’image a remporté la deuxième place dans la catégorie « Paysages ». Diel a déclaré dans un post Instagram avoir pris la photo dans la forêt de hêtres près de chez elle. La taille impressionnante de ces arbres nous rappelle la présence vaste et enveloppante de la nature.
« Debout sous la canopée de ces hêtres imposants, je me sens toujours minuscule », a-t-elle déclaré.