Des scientifiques confirment une nouvelle espèce de moustique aux États-Unis et elle pourrait déjà se répandre

septembre 11, 2026

Les moustiques sont souvent l’un des pires aspects de l’été. Et malheureusement, les scientifiques continuent de découvrir des espèces non répertoriées aux États‑Unis qui pourraient menacer de rendre la saison encore plus inconfortable.

Des chercheurs de l’Université de Floride ont confirmé la présence de Aedes amateuri aux États‑Unis pour la première fois. L’insecte a été repéré dans plusieurs chaînes de montagnes de l’Arizona et pourrait même avoir atteint le Nouveau‑Mexique. Cette espèce peut piquer l’homme, bien que les chercheurs ne s’inquiètent pas trop de son potentiel à propager des maladies dangereuses.

« Bien que cette espèce soit peu susceptible d’influencer le risque pour les personnes en matière de maladies transmises par les moustiques, nous devons nous préoccuper de détecter et de prévenir les introductions futures d’espèces non indigènes, en particulier celles connues pour être d’importants vecteurs pour des agents pathogènes », a déclaré Lawrence Reeves, entomologiste à l’Institut des sciences agricoles et alimentaires de l’UF, à Gizmodo.

Un moustique de montagne

A. amateuri n’avait été découvert que récemment en 2019. Jusqu’à présent, il n’avait été documenté que dans certaines parties du nord‑est du Mexique.

Reeves et son équipe ont collecté des moustiques dans les Madrean Sky Islands du sud‑est de l’Arizona, une région connue pour ses chaînes de montagnes isolées séparées par des « mers » de désert et de prairies. Cette configuration inhabituelle fait des Sky Islands un véritable foyer de diversité.

Les chercheurs ont isolé un spécimen d’A. amateuri des montagnes Santa Rita et 19 spécimens des montagnes Dragoon. Ils ont confirmé l’identité de l’insecte à l’aide de preuves morphologiques (la structure corporelle d’un animal) et génétiques. Leurs résultats ont été publiés la semaine dernière dans le Journal of Medical Entomology.

Une nuisance en expansion ?

On connaît peu de choses sur A. amateuri, y compris son aire actuelle. Des populations de moustiques pourraient avoir existé dans les Sky Islands bien avant la découverte de l’équipe, par exemple, mais il est aussi possible que le moustique soit arrivé récemment aux États‑Unis.

Les spécimens décrits dans cette étude ont été collectés en 2022. Plus tôt cet été, toutefois, l’équipe est retournée en Arizona et les a découverts ailleurs dans la région, dans les montagnes Peloncillo. Fait notable, ces moustiques ont été trouvés à seulement un mile de la frontière commune avec le Nouveau‑Mexique. Cela pourrait indiquer que cette espèce progresse plus au nord dans le pays.

Deux autres espèces invasives de moustiques du genre Aedes présentes aux États‑Unis peuvent transmettre diverses maladies à l’homme, notamment la dengue, Zika et chikungunya. Mais même si davantage de recherches et de surveillance seront nécessaires pour évaluer le risque, s’il existe, que A. amateuri représente pour le public, il existe plusieurs raisons pour lesquelles Reeves n’est pas trop inquiété par sa menace globale.

« Il n’existe aucune preuve qui suggère qu’elle serait impliquée dans la transmission de maladies — des espèces étroitement apparentées présentes aux États‑Unis ne sont pas de vecteurs importants, et l’espèce n’a pas été trouvée infectée par des agents pathogènes, bien que cette moustique ait reçu peu d’attention de la part des chercheurs », a‑t‑il déclaré. « Par ailleurs, pour l’instant, les seuls endroits où cette espèce a été observée se trouvent dans des zones sauvages des montagnes du sud‑est de l’Arizona, et elle n’est pas connue des zones peuplées. En supposant que cela demeure le cas, peu d’Arizonais rencontreront ce moustique. »

Cela dit, des scientifiques comme Reeves ont généralement remarqué une augmentation récente des détections d’espèces de moustiques invasives aux États‑Unis. Donc même si A. amateuri ne constitue pas une grande source d’inquiétude pour le public, il demeure vital de rester attentif à d’autres espèces qui pourraient devenir plus dangereuses.

« Les détections d’espèces de moustiques en dehors de leurs aires natales semblent augmenter aux États‑Unis, probablement en réponse au changement climatique et à l’augmentation de la connectivité globale », a‑t‑il déclaré. « Parce que les moustiques jouent un rôle important en tant que vecteurs d’agents pathogènes, surveiller ces changements est essentiel en cette période de climat en mutation et de mouvement accru des personnes et des biens. »

Gandi Shah

Entrepreneur franco-indien basé à Paris, je suis passionné par l’informatique et l’écosystème technologique depuis de nombreuses années. À travers Le Bar de Gandi, je partage mes analyses, mes découvertes d’outils et mon regard sur les innovations qui façonnent le monde numérique. Mon objectif est simple : expliquer la tech de manière claire et mettre en lumière les tendances qui comptent vraiment.