Le nom de l’Environmental Protection Agency (EPA) ne cesse de devenir de plus en plus oxymorique sous l’administration de Donald Trump, l’agence envisageant désormais d’abandonner toute restriction relative aux émissions de gaz à effet de serre pour les centrales électriques fonctionnant au charbon et au pétrole.
The New York Times reported this week that EPA administrator Lee Zeldin told attendees at a Group of 20 meeting in Houston, Texas, that Barack Obama’s and Joe Biden’s administrations had waged a “war on coal.” In a statement to the Times, the EPA lied, claiming that carbon and climate are essentially unrelated.
The New York Times a rapporté cette semaine que l’administrateur de l’EPA, Lee Zeldin, a déclaré lors d’une réunion du G20 à Houston, au Texas, que les administrations de Barack Obama et de Joe Biden avaient mené une « guerre au charbon ». Dans une déclaration au Times, l’EPA a menti, affirmant que le carbone et le climat étaient essentiellement sans lien.
U.S. power plant-generated pollutants “have no material impact on global climate change,” the agency wrote. “In fact, if all carbon dioxides were eliminated tomorrow, there would be no meaningful climate impact.”
Les polluants émis par les centrales électriques américaines « n’ont pas d’impact matériel sur le changement climatique mondial », a écrit l’agence. « En réalité, si tous les dioxydes de carbone étaient éliminés demain, il n’y aurait aucun impact climatique significatif. »
That is not a fact, obviously. As the Times noted, if the U.S. power sector was measured separately from the rest of the U.S. economy, it would be the fifth-largest climate polluter on the planet behind China, all other U.S. emissions, India, and Russia.
Ce n’est évidemment pas un fait. Comme le note le Times, si le secteur énergétique américain était mesuré séparément du reste de l’économie américaine, il serait le cinquième plus grand pollueur climatique sur la planète, derrière la Chine, toutes les autres émissions des États‑Unis, l’Inde et la Russie.
The EPA specifically advanced two measures. One repealed a Biden-era directive that power plants eliminate most climate emissions by 2039 or shutter. In the other, the EPA rescinded its own authority to regulate greenhouse gas emissions generated by power plants under the Clean Air Act entirely, on the basis that greenhouse gas is not a pollutant.
L’EPA avançait spécifiquement deux mesures. La première a abrogé une directive de l’ère Biden qui imposait aux centrales électriques d’éliminer la majeure partie des émissions liées au climat d’ici 2039 ou de fermer. Dans l’autre, l’EPA a entièrement retiré son autorité pour réguler les émissions de gaz à effet de serre produites par les centrales électriques au titre de la Clean Air Act, sur le fondement que le gaz à effet de serre n’est pas un polluant.
That argument is, of course, in complete and total denial of the scientific consensus on climate change. It may also be fodder for an eventual attempt to get a friendly decision from federal courts/SCOTUS restricting the EPA’s regulatory powers as it pertains to power plants. The EPA already rolled out this argument earlier this year when deregulating emissions from tailpipes.
Cet argument est, bien sûr, en plein et total déni du consensus scientifique sur le changement climatique. Il pourrait aussi nourrir une éventuelle tentative d’obtenir une décision favorable des tribunaux fédéraux/SCOTUS restreignant les pouvoirs de réglementation de l’EPA en ce qui concerne les centrales électriques. L’EPA avait déjà avancé cet argument plus tôt cette année lors du démantèlement de la réglementation sur les émissions des pots d’échappement.
The endgame, presumably, is a court decision that prevents future administrations from attempting to resuscitate the EPA after Trump and Zeldin are done choking it to death.
Le but ultime, vraisemblablement, est une décision judiciaire qui empêche les administrations futures d’essayer de ressusciter l’EPA après que Trump et Zeldin auront fini de l’étouffer à mort.
“They are swinging for the fences to try to prevent any administration from regulating one of the largest sources of emission for the United States,” Carrie Jenks, executive director of Harvard Law School’s Environmental & Energy Law Program, told the Times.
« Ils jouent gros pour empêcher toute administration de réguler l’une des plus grandes sources d’émissions des États‑Unis », a déclaré Carrie Jenks, directrice exécutive du Programme de droit environnemental et énergétique de la Harvard Law School, au Times.
“War on coal” rhetoric aside, the reason coal has been receding as an energy source over the last few decades is that other sources are outcompeting it. Trump’s Department of Energy has attempted to keep dozens of coal plants that are either failing or scheduled for shutdown or renovation operating as-is via “emergency” orders. One of those orders, for a coal plant in Michigan, was just shot down by a federal appeals court that agreed no emergency was occurring.”
« En laissant de côté la rhétorique de la « guerre au charbon », la raison pour laquelle le charbon recule en tant que source d’énergie au cours des dernières décennies est que d’autres sources le devancent. Le département de l’Énergie de Trump a tenté de maintenir des dizaines de centrales à charbon qui sont soit en difficulté soit prévues pour fermeture ou rénovation, en fonctionnement tel quel via des ordres « d’urgence ». L’un de ces ordres, visant une centrale au charbon dans le Michigan, a été rejeté récemment par une cour d’appel fédérale qui a reconnu qu’aucune urgence ne se produisait. »
Trump’s EPA has also ceased estimating public health benefits of clean air regulations, because problems just go away if you ignore them long enough to blame someone else.
L’EPA de Trump a également cessé d’estimer les bénéfices pour la santé publique des réglementations relatives à la qualité de l’air, car les problèmes disparaissent simplement si on les ignore assez longtemps pour en rejeter la faute sur quelqu’un d’autre.