Le chercheur en IA Andrew Tulloch, figure emblématique de la Silicon Valley pour avoir prétendument refusé une offre salariale d’une envergure sans précédent émanant du patron de Meta, Mark Zuckerberg, a quitté Meta, selon Semafor.
On raconte que Tulloch aurait orchestré son départ le lendemain même du lancement d’un important produit d’IA par l’entreprise. Hier, Meta a dévoilé Muse, une plateforme d’IA agentique, à la manière d’OpenClaw, dotée de capacités de codage et d’utilisation d’outils informatiques. Muse est commercialisée auprès du grand public, plutôt que destinée aux développeurs ou aux spécialistes de l’IA.
Semafor indique qu’aucune raison n’est connue pour ce départ, et qu’il n’y a aucune information sur l’endroit où Tulloch pourrait se diriger ensuite. Un chercheur d’Anthropic, rival d’IA de Meta, est parti hier et a déclenché une frénésie en ligne en faisant l’éloge du danger potentiel d’une recherche IA rapide, et de la conscience supposée de ce danger par des responsables du secteur tels que Dario Amodei.
Le site personnel de Tulloch précise qu’il a grandi à Perth, en Australie, et qu’il a étudié les mathématiques à l’Université de Sydney, puis à Cambridge. Le site décrit son rôle chez Meta comme « travailler sur la superintelligence ». Il travaillait en effet au laboratoire TBD, au sein des Superintelligence Labs de Meta, ce que Semafor présente comme le « centre » des activités d’IA de Meta. Il a travaillé sous la direction du milliardaire chargé de l’IA chez Meta, Alexandr Wang, co-fondateur et ancien PDG de Scale AI.
Un article du Wall Street Journal publié il y a environ un an raconte l’histoire supposée qui a rendu Tulloch célèbre. Dans le cadre de sa quête pour rattraper ses concurrents en IA, on dit que Mark Zuckerberg aurait tenté de convaincre Thinking Machines Lab — cofondé par Tulloch et Mira Murati, ancienne CTO d’OpenAI — d’être racheté par Meta. Quand cela n’a pas fonctionné, il se serait tourné vers le personnel de Thinking Machines, finissant par proposer à l’autre cofondateur Tulloch une rémunération qui, selon les bonus et la performance des actions, aurait pu atteindre 1,5 milliard de dollars sur six ans. (Andy Stone, porte-parole de Meta, dément catégoriquement cette information et qualifie le rapport sur l’offre d’« inexact et ridicule ».)
Puis, environ dix mois plus tard, Tulloch a finalement pris le poste chez Meta. On ignore le montant exact de sa rémunération.
Gizmodo a contacté Meta pour obtenir un commentaire sur le départ apparent de Tulloch. Nous vous informerons dès que nous aurons une réponse.