L’administration Trump demande à Meta de nous laisser auditer ses modèles d’IA

juin 24, 2026

Des fuites préliminaires au sujet de l’ordonnance présidentielle concernant l’IA donnaient l’impression d’un resserrement qui imposerait aux entreprises de laisser le gouvernement américain vérifier les modèles d’IA pour leur sûreté avant qu’ils ne soient rendus publics. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que les coulisses indiquent ce qui arrivait réellement : une vérification volontaire.

L’ordonnance exécutive signée le 2 juin demande aux entreprises de soumettre leurs nouveaux modèles à une supervision gouvernementale. Les sociétés technologiques devraient, s’il vous plaît, accepter une période d’évaluation du modèle de 30 jours, et le gouvernement s’est donné jusqu’au 31 juillet pour préciser le processus d’examen.

Mais pour l’instant, Meta n’en veut pas, selon une information attribuée à une source anonyme du New York Times.

Le Times relève que si Anthropic, OpenAI, Google, xAI et Microsoft se sont engagés à être passés au crible par le Centre pour les Normes et l’Innovation en IA du Département du Commerce (CAISI), Meta ne l’a pas fait, et ce n’est pas parce que la Maison Blanche n’essaie pas.

Il est notable qu’Anthropic agit comme un citoyen modèle vis-à-vis de la Maison Blanche, alors même qu’il vient de se voir forcer hors ligne son modèle phare par les actions de l’administration. Cette entreprise demeure également classée comme risque dans la chaîne d’approvisionnement par le Pentagone, et le secrétaire à la Défense de Trump, Pete Hegseth, n’a montré aucun signe qu’il compte reculer sur cette question.

Néanmoins, c’est Meta qui apparaît comme le dernier grand récalcitrant. Plusieurs courriels auraient été envoyés pour exhorter une conformité volontaire. Le porte-parole de Meta, Francis Brennan, a déclaré dans une déclaration au Times que lui et son entreprise «partagent l’objectif de l’administration d’affirmer le leadership des États‑Unis en matière d’IA de pointe robuste et sécurisée», et que même s’ils «travaillent sur les détails», ils «espèrent signer l’accord bientôt».

Par ailleurs, un porte-parole du Département du Commerce nommé Ben Kass a confié au Times : «Cette histoire n’est pas inhabituelle», et que c’est «le travail même que CAISI est censé accomplir.»

Gandi Shah

Entrepreneur franco-indien basé à Paris, je suis passionné par l’informatique et l’écosystème technologique depuis de nombreuses années. À travers Le Bar de Gandi, je partage mes analyses, mes découvertes d’outils et mon regard sur les innovations qui façonnent le monde numérique. Mon objectif est simple : expliquer la tech de manière claire et mettre en lumière les tendances qui comptent vraiment.